Domaine de la construction
Le 7 octobre dernier, l'AIMCC, Association des Industriels des Matériaux,
Produits, Composants et équipements pour la Construction, a organisé une
conférence sur le thème "Conséquences opérationnelles
du marquage CE, certifications volontaires et révision de la Directive
Produits de la Construction (DPC)", qui a réuni plus de 150
personnes.
Après une introduction de Jean-Paul Gelly, le président
de l'AIMCC, l'administration française et les services de la
Commission européenne ont fait part de leur point de vue sur
l'application de la DPC. Serge Arondel et Michel Pernier, représentant
respectivement les ministères chargés de l'industrie
et de l'équipement, ont présenté un bilan de cette
réglementation, dont l’objectif est de faciliter la libre
circulation des produits de construction, tout en préservant
les niveaux de sécurité existants et justifiés
des ouvrages de construction dans les pays européens. Ils ont
illustré cette présentation par les chiffres d'affaires
concernés pour les principales familles de produits. Vicente
Leoz Argüelles, chef de l'Unité Construction à la
DG Entreprise, a souligné que le marché intérieur
pour les produits de construction reste une priorité politique
; le marquage CE est une réalité, et la DPC est un instrument
valable mais sa mise en œuvre demande une plus grande implication
des acteurs, et il faut simplifier son application tout en respectant
le travail accompli.
La conférence s'est poursuivie au sein de cinq ateliers constituant
un lieu d'échanges entre industriels de secteurs différents
pour identifier les interrogations majeures, proposer les actions principales à conduire,
et donner des réponses aux préoccupations actuelles.
Chaque atelier traitait d'une thématique particulière,
et s'était fixé des objectifs précis :
Application de la DPC : identifier selon les produits les difficultés
du marquage CE ; évaluer dans le cas des Agréments Techniques
Européens (ATE) l'élaboration des domaines d'application,
le choix de l'opportunité des procédures ATE ou des normes,
les procédures d'évaluation des produits ; reconnaître
l'utilité des certifications volontaires en complément
du marquage CE.
Surveillance des marchés : connaître les dispositifs
actuels de surveillance sur le marché français et les
comparer aux dispositifs des autres pays ; évaluer les champs
utiles pour la surveillance (produits, acteurs) ; établir les
bases d'une coopération administration-industrie pour un système
national efficace et un système européen homogène.
DPC et autres directives nouvelles approches : en comparaison aux
directives Machines, Equipement sous pression ou ATEX, la DPC présente
un taux d'application de l'ordre de 20 %. Comment expliquer ces différences
? Quels sont les scénarios d'amélioration possibles et
leurs conséquences en pratique.
Introduction de l'exigence "Hygiène, santé, environnement" dans
les normes de produits : identifier les difficultés actuelles
et attendues ; privilégier une approche transversale ou par
produits ; recommander une information environnementale ou un niveau
d'exigence minimal.
Introduction de l'exigence "Durabilité" dans les
normes de produits : maîtriser l’interconnexion des domaines
(réglementaire et volontaire, DPC et réglementations
environnementales, CEN et ISO) ; lister les interrogations ; mettre
en place des actions de suivi.
Les constats des ateliers, et les plans d'action proposés serviront
de base de réflexion pour les axes de travail futurs des commissions
AIMCC.
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à Mme
Koplewicz
|