Journée technique EN 13445 "Récipients sous pression"Le 14 octobre, l'UNM a organisée une journée technique sur la norme EN 13445 "Récipients sous pression non soumis à l'action de la flamme", sous la présidence de Frédéric Lobinger, président de la commission de normalisation UNM 362 et président du comité technique du SNCT.
Ainsi, après une description du champ d'application couvert,
des principes généraux contenus dans la norme et des
options qu'elle propose, Alain Bonnefoy (SNCT) a présenté l'étude
comparative EN 13445/CODAP, pilotée par l'UNM et réalisée
par le SNCT et le CETIM. Il s'agit de mener une comparaison technique
et économique de l’application de l’EN 13445 et
du CODAP sur 6 récipients (un récipient cylindrique sur
berceau, un récipient cylindro-conique sur console, deux échangeurs,
une colonne et un réacteur). Pour la partie "Matériaux", Michel Reger (EDF – Animateur de la Commission Matériaux du SNCT) a mis en évidence les points intéressants de la norme (normes matériaux EN privilégiées, caractéristiques mécaniques et analyse chimique des matériaux similaires au CODAP, diversité d'approches pour l'analyse de la rupture fragile), mais aussi ses points faibles (limitation aux aciers, liste restrictive de matériaux par rapport aux EN, nécessité de recourir à des exigences contractuelles complémentaires à la norme). Alain Handstchoewercker (CETIM) a su, par une présentation particulièrement appréciée des personnes présentes, donner une vue claire et concise de la partie "conception" de la norme, qui représente à elle seule plus de 700 pages. En conclusion, il a souligné que l'EN 13445-3 amène des avancées positives (ensemble de règles relativement complet, dont certaines sont innovantes et peuvent apporter un "plus" à l'utilisateur), mais condamne le plus souvent les constructions sans CND. En outre, la norme souffre de nombreuses imperfections et erreurs de rédaction, qui nécessiteront une période de mise au point relativement longue. La partie fabrication est limitée aux récipients soudés en acier d'épaisseurs faible à forte. Comme l'a signalé Gérard Perraudin (SNCT), il n'y a pas d'exigences particulières pour les récipients de très fortes épaisseurs et de grandes dimensions. Pour être pleinement opérationnelle, cette partie nécessite un travail de clarification et d'amélioration, auquel les fabricants devraient contribuer dès à présent. La partie 5 repose sur la notion de groupes de contrôle permettant d'obtenir un même niveau de sécurité, grâce à la combinaison de différents facteurs (difficulté de fabrication associée aux différents groupes d’acier, caractéristiques du procédé de soudage, épaisseur maximale admise, coefficient de soudage). Mehdi Mediouni (CETIM) a souligné la flexibilité que cette approche laissait aux fabricants, et également noté que l'EN 13445-5 prenait en compte, et valorisait, l'expérience du fabricant pour définir l'étendue des contrôles à réaliser. Enfin Danielle Koplewicz (UNM) a présenté les activités du bureau d'aide EN 13445, dont les travaux ont été décrits à plusieurs reprises dans cette revue. Ce guichet unique pour l'Europe est destiné à faciliter l'appropriation et donc l'utilisation de la norme. En conclusion de cette journée, et après un échange de questions avec la salle, Frédéric Lobinger a tenu à remercier les intervenants pour la qualité et la clarté de leurs présentations.
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à Mme
Koplewicz |