Le conseil d’administration d’AFNOR a entrepris d’actualiser la stratégie du système français de normalisation pour la période 2006-2010, à l’instar des démarches analogues menées par l’ISO, le CEN ou par d’autres comités membres nationaux étrangers. La précédente démarche adoptée en 2002 pour la période 2002-2005, avait établi cinq objectifs majeurs : accentuer l’influence européenne et internationale d’AFNOR et du système français de normalisation, renforcer la confiance des clients, détecter des nouveaux champs, gagner en cohérence et en efficacité et promouvoir la valeur de la normalisation. De nombreuses initiatives ont été prises pour répondre aux attentes alors exprimées. Force est de reconnaître que la plupart des objectifs identifiés nécessitent des actions de longue haleine qui doivent donc perdurer (nouvelles instances normatives, comités électroniques, assurance qualité,…) mais certains peuvent aussi être actualisés compte tenu de l'évolution du contexte socio-économique ou de l'adoption par des partenaires internationaux tels que l'ISO de leur propre stratégie. Cette dernière par exemple, entend, entre autres, développer une collection cohérente de normes internationales pertinentes à l'échelle mondiale, ou promouvoir la normalisation d'application volontaire comme alternative ou appui à la réglementation technique.
Afin de préparer cette stratégie, AFNOR en étroite collaboration avec les bureaux de normalisation, met en place une large consultation des différents acteurs et partenaires socio-économiques concernés par la normalisation. Celle-ci va s'organiser à travers différents questionnaires adressés aux diverses catégories d'acteurs : dirigeants d'entreprises (des grands groupes nationaux ou internationaux aux PME), acteurs industriels techniques (experts déjà engagés dans les travaux de normalisation), représentants des administrations, des collectivités territoriales, des très petites entreprises et de l'artisanat, des consommateurs et diverses ONG. Ces questionnaires adaptés aux spécificités de chaque cible, sont destinés à bien cerner les enjeux socio-économiques ressentis ainsi que les attentes des uns et des autres. Par ailleurs, trois ateliers de réflexion seront organisés autour des thématiques suivantes :
normes et standards : quelle attitude le système officiel de normalisation (ISO-CEN- Comités membres nationaux : AFNOR, DIN…) doit-il adopter face aux structures alternatives de développement de standards (forum - standards developpers américains…) et quelles évolutions apporter pour mieux répondre aux besoins ;
la normalisation au service de l'attractivité des territoires : comment renforcer le partenariat entre le système français de normalisation et les collectivités territoriales et les régions pour permettre aux entreprises sur le terrain de mieux connaître les référentiels normatifs et mieux utiliser le système normatif ;
normalisation et réglementation : comment la normalisation peut-elle être utilisée pour réduire la complexité de la réglementation technique, dégager les meilleures pratiques pour une collaboration fructueuse entre réglementation et normalisation (le CLAP, Comité de liaison des appareils à pression, par exemple, permet une interprétation commune norme/réglementation et donc une simplification de la compréhension des textes), réaffirmer le caractère volontaire de l'application des normes et clarifier dans l'esprit des politiques, des enseignants, du grand public les différences entre normes et règlements.
Les résultats attendus de ces différentes actions se synthétiseront en un document court, clair et mobilisateur , centré sur les valeurs de la normalisation et intégrant les éléments essentiels du contexte socio-économique moderne. Il servira de cadre au plan d'actions du Comité d'Orientation et de Prospectives (COP) d'AFNOR, des différents Comités Stratégiques (COS) et donc à l'ensemble du système français de normalisation.
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