Stratégie 2006-2010

 

L’assemblée générale de l’UNM, le 14 juin prochain sera l’occasion d’une réunion-débat sur le thème "La normalisation : quel outil pour la stratégie des secteurs mécanique et caoutchouc ?" 

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la consultation organisée par AFNOR pour élaborer la stratégie française de normalisation pour les années 2006-2010. La normalisation devra répondre aux nouveaux enjeux stratégiques identifiés au niveau national et prendre en compte les attentes des partenaires de notre secteur industriel. Le débat s’articulera autour des interventions de :

Patricia Fournier pour Pierre Valla, Délégué Interministériel aux Normes, SQUALPI – Direction Générale des Entreprises – Ministère chargé de l’Industrie

Claude Boutteville, Président de la commission normalisation - certification du MEDEF

Olivier Peyrat, Directeur Général du Groupe AFAQ-AFNOR

Roger Speri, ETNA INDUSTRIE, représentant la FIM, Président du Comité de Programme UNM

Claude Cardinet, HUTCHINSON, représentant le SNCP, Président du Comité de Pilotage du Pôle de Normalisation Caoutchouc – UNM

La première stratégie du système français de normalisation, adoptée en 2002, avait donné lieu à un plan d’action stratégique 2002-2005, dont une partie concernait le COMOS (Comité Méthodologique d'Organisation du Système Normatif) d'AFNOR, notamment les PAS/8 "Conduire des projets collectifs en ligne", PAS/11 "Adapter les processus aux objectifs poursuivis", PAS/15 "renforcer la démarche qualité" et PAS/16 "Adapter le pilotage pour donner les impulsions et renforcer la cohérence stratégique".

Lors de la première réunion de l'année 2005 du COMOS, un bilan du nombre des réponses obtenues aux enquêtes probatoires en ligne a été fait (PAS/8). Une évolution de l'outil de communication a permis à la fin 2004 d'en améliorer notablement le fonctionnement et l'ergonomie, mais les taux de réponse sur de nombreuses enquêtes demeurent une source de préoccupation pour le système normatif.

Il a été proposé de solliciter les groupes de réflexion sur la stratégie du système français de normalisation 2006-2010 pour inclure l'ouverture d'une réflexion sur le sujet. Un document normatif est, au moins pour la filière française, soumis à enquête probatoire à partir du moment où un consensus en faveur de l'enquête a été trouvé parmi les experts de la commission de normalisation concernée. Dès lors, très souvent, ces experts ayant exprimé leur accord au sein de la commission, ne confirment pas leur position au moment de l'enquête. Le système de normalisation pourrait par conséquent réfléchir à la prise en compte, par défaut et en l'absence de réponse formelle des personnes concernées, d'un avis positif de chacun des membres de la commission de normalisation. Cela pourrait éviter de ne recevoir, lors d'une enquête, qu'une ou deux réponses négatives de la part de personnes n'ayant pas participé aux travaux d'élaboration du document et n'en ayant pas forcément clairement compris le contenu.

Le COMOS a par ailleurs, pris connaissance des conclusions de la première réunion de son groupe de travail "Amélioration du processus de traduction des normes", animé par le Directeur de l'UNM. Ce groupe a pour objectifs de proposer une méthodologie pour aider à la détermination des priorités et des choix pour une politique linguistique par secteur, de formuler des recommandations sur la modernisation du processus de traduction et de revoir le processus de décision de l'opportunité d'établir une version française. Lors de sa première réunion, les participants ont souhaité échanger sur les difficultés rencontrées et les bonnes pratiques des uns et des autres en matière de traduction.  La qualité de la version anglaise de référence est considérée comme essentielle pour obtenir une version française correcte. A ce titre, il a été insisté sur l'importance pour les experts membres des délégations françaises dans les comités techniques CEN ou ISO, d'exiger en réunion de TC, une version anglaise claire et sans ambiguïté (ambiguïtés parfois appréciées quand le consensus est délicat… mais rendant la traduction quasi impossible). Une difficulté majeure rencontrée dans tous les secteurs industriels est liée à la validation des traductions effectuées par les organismes traducteurs. Celle-ci doit être finalisée par un expert compétent du domaine technique concerné, donc très souvent industriel. Ces experts disposent de moins en moins du temps nécessaire à cette tâche. La stratégie en la matière, déployée par l'UNM a été évoquée : les collaborateurs de l'UNM sont chargés de la validation générale de la traduction et ne font normalement appel à un expert industriel que sur des phrases ou paragraphes sensibles ou très techniques pour lesquels ils ont des doutes. Cela permet de réduire très sensiblement la sollicitation des experts industriels.

Enfin, le maintien de la langue française à l'ISO demeure une priorité ; celle-ci est appréciée – y compris par la communauté anglo-saxonne – pour mieux comprendre ou s'assurer de la signification de certains textes anglais. Elle est par ailleurs, un vecteur fort du maintien de l'influence francophone dans l'arène internationale et les tentatives de l'Espagne ou des Etats-Unis pour remplacer le français par l'espagnol à l'ISO ne trompent personne.

Philippe CONTET

Directeur

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