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Le comité de programme de l'UNM, réuni à la fin 2005, a débattu de la stratégie française de normalisation et des orientations du secteur ingénierie industrielle.
Le comité de programme de l'UNM, auquel sont conviés les membres de l'UNM, des personnalités extérieures qui contribuent à ses travaux, ainsi que des représentants du système français de normalisation, a pour mission de valider le programme détaillé des commissions du bureau de normalisation de la mécanique et du caoutchouc. Pour la période 2006-2008, le suivi de près de 1200 sujets est enregistré, dont 61 % en filière internationale ISO.
Cette réunion est également l'occasion de débattre d'un sujet d'actualité de la normalisation, et le thème retenu pour le comité de programme 2005 concernait la stratégie française de normalisation et les orientations du secteur ingénierie industrielle.
Jean Hyenne, Directeur adjoint Normalisation - AFNOR a présenté les différentes consultations conduites par AFNOR pour la définition de la stratégie française de normalisation 2006-2010, et notamment l'enquête réalisée auprès des entreprises en avril 2005. Les attentes ainsi exprimées, complétées par les apports des autres consultations, ont contribué à la proposition de stratégie française de normalisation pilotée par le Comité d'Orientation et de Prospective d'AFNOR ; les quatre axes suivants se dessinent :
Contribuer à la maîtrise de la mondialisation ;
Favoriser la mise en œuvre du développement durable ;
Valoriser la norme au regard des autres documents de référence ;
Rendre plus lisible le système de normalisation et ses produits.
Gérard Praline, directeur industriel du groupe Legris, et président du CoS 26 d'AFNOR, a ensuite exposé les orientations du Comité stratégique "Ingénierie industrielle, Biens d'équipement et Matériaux". Ce CoS a été mis en place pour structurer la réflexion stratégique autour des métiers liés à l'ingénierie industrielle, allant de la production/transformation des matériaux industriels, à la conception, fabrication, mise en œuvre, re-engineering d'équipements industriels et biens d'équipements, et les services associés.En 2004-2005, le CoS a engagé une réflexion sur l'influence internationale dans son secteur. Sur le thème de la pertinence mondiale des normes, il a publié un guide de conseils pratiques pour la mise en œuvre de la nouvelle politique de l'ISO tenant compte des initiatives en cours. Il a également conduit une analyse du positionnement de la normalisation française à l'international, et en particulier du nombre de secrétariats de comités techniques TC, sous-comités SC, et groupes de travail WG détenus par la France (de l'ordre de 22 % au CEN et de 10 % à l'ISO).
Didier Fortune, Responsable technique Robot Automation chez ABB MC, et Alexandre Popa, Responsable marketing chez Tyco valves & controls, ont fait part des attentes de l'ingénierie manufacturière et de l'ingénierie de process respectivement.
Dans un contexte de mondialisation de l’outil de production des donneurs d’ordre majeurs, un bien d’équipement (ou une partie de celui-ci) n’a plus une destination finale figée, il doit être transportable et reconfigurable. Idéalement, les normes doivent donc pouvoir s'appliquer mondialement et tenir compte de la mobilité potentielle des biens d'équipement. Il faut aussi se préoccuper de l'impact économique de ces normes, aussi bien en ce qui concerne le coût de mise en œuvre des exigences prescrites que le coût de cycle de vie des installations et produits. La normalisation doit suivre le marché en terme d'évolution réglementaire et technique ; le processus de création/révision de normes doit avoir une meilleure réactivité et être plus près des besoins des utilisateurs. Tous les "acteurs" du marché (donneurs d’ordre, fournisseurs, intégrateurs, utilisateurs, institutionnels, ...) doivent être mobilisés et participer au cycle d’élaboration des normes.
Dans les domaines du pétrole, du gaz, de la pétrochimie et de la chimie, les exigences des formules EPC (Engineering-Procurement-Construction = IAC Ingénierie-Approvisionnement-Construction) se traduisent par une globalisation des fournisseurs, pour obtenir la disponibilité des produits partout dans le monde, et la demande de normes uniques. La référence à la normalisation ISO est de plus en plus présente. Les spécifications des donneurs d'ordre viennent en complément des normes et donnent des exigences supplémentaires sur des aspects non traités, d'où l'importance de combler les lacunes actuelles des normes. Les interfaces se déplacent tant sur le plan contractuel que purement technique (on est passé du robinet manuel au robinet motorisé) et intègrent de plus en plus les solutions réseau. Ces évolutions ainsi que l'interpénétration des technologies mécanique et électronique doivent se traduire également au niveau de la normalisation.
Ces attentes de la mécanique alimenteront les réflexions que le CoS 26 doit poursuivre.
Danielle KOPLEWICZ
Directeur technique
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr