Révision de la directive Machines, publication des références des normes au JOUE et pertinence mondiale des normes étaient à l'ordre du jour de la réunion du groupe CEN/SMS/AN "Sécurité des machines".
Ce groupe consultatif du CEN, chargé de la coordination de la normalisation dans le domaine de la sécurité des machines, a tenu une réunion début janvier 2006 sous la présidence de Gerhard Steiger.
Cette réunion a été l'occasion pour Martin Eifel, de la Commission européenne, de faire un point sur l'avancement de la révision de la directive Machines : son adoption devrait intervenir entre mars et mai 2006, soit une transposition nationale entre mars et mai 2008, et une entrée en vigueur au plus tard fin 2009 (42 mois après la date d'adoption). Il faut noter que jusqu'à cette échéance, c'est la directive actuelle qui s'applique, aucune période transitoire n'étant prévue. Le CEN/SMS/AN a souhaité que des lignes directrices soient établies à destination des comités techniques, pour les aider à prendre en compte cette nouvelle version de la directive dans la révision de leurs normes (modification des exigences essentielles, directive à citer dans l'annexe ZA -l'ancienne, la nouvelle ou les deux ?-, etc). Une liste consolidée des normes harmonisées au titre de la directive Machines a été publiée au Journal Officiel de l'Union Européenne le 31 décembre 2005. Par rapport à la dernière publication qui remontait à avril 2004, c'est plus de 160 références de normes (ou d'amendements) qui ont ainsi été ajoutées, parmi lesquelles les normes EN ISO 12100-1 et 2 "Notions fondamentales et principes généraux de conception" adoptées par le CEN en novembre 2003, en remplacement des normes EN 292-1 et 2. Le CEN/SMS/AN a fortement insisté pour que la Commission revienne à un régime régulier de 4 publications par an. Cette liste comporte actuellement toutes les normes harmonisées, qu'elles soient de type A, B et C, alors qu'elles n'ont pas toutes vocation à donner présomption de conformité à la directive. Le CEN/SMS/AN propose donc une action visant à préciser pour ces différents types de normes le contexte de leur citation : les normes de type A fournissent un cadre essentiel pour l'application de la directive, sans donner présomption de conformité ; les normes de type B ne confèrent présomption de conformité qu'en association avec des normes de type C ou la documentation du fabricant montrant que la solution technique de la norme de type B est pertinente pour la machine considérée ; les normes de type C fournissent présomption de conformité aux exigences essentielles qu'elles traitent. La Commission doit vérifier dans quelle mesure la publication au JOUE pourrait être assortie de ces commentaires. |
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Enfin le CEN/SMS/AN est revenu sur le sujet de la pertinence mondiale des normes : lorsque des différences de marché ne permettent pas de retenir une solution internationale unique pour une exigence particulière, peut-on inclure plusieurs solutions dans la norme internationale, et comment traiter ces options au plan européen si certaines d'entre elles ne répondent pas à la réglementation européenne ? Martin Eifel a rappelé la note de la Commission européenne à l'attention du Groupe de Hauts Fonctionnaires pour la politique de Normalisation :
"Les fabricants, organismes notifiés, autorités de surveillance du marché et autres opérateurs doivent connaître exactement les exigences de la norme harmonisée qui donnent une présomption de conformité. Cet objectif ne peut pas être atteint pour des EN ayant des clauses à options pour lesquelles une conformité à la norme peut signifier une conformité à la directive ou, selon l’utilisation des options, une non-conformité à la directive.[…] La présence d’options qui contrediraient les exigences essentielles législatives, même accompagnées de notes qui spécifient leur non-applicabilité dans le contexte de la « Nouvelle Approche », ne peut pas être acceptée en tant que solution valable".
Il a par ailleurs été noté que le recours aux options, en tant qu'étape intermédiaire, présentait l'inconvénient de cautionner au niveau ISO différentes solutions, dont l'harmonisation ultérieure deviendrait encore plus difficile.
Danielle KOPLEWICZ
Directeur technique
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