"Quand la norme s'intègre à la stratégie d'entreprise"

 

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Le thème retenu pour l’assemblée générale de l’UNM illustre la prise en compte de la norme par toutes les fonctions de l’entreprise, qui attendent une réelle efficacité du processus d’élaboration.

L'UNM organise son Assemblée Générale le 21 juin prochain à 14h30 dans l'auditorium de la Maison de la Mécanique, et propose un débat, au cours de la réunion publique, sur la thématique  "Quand la norme s'intègre à la stratégie d'entreprise". Cette réunion, animée par Thierry Duparc de l’Agence TPD, sera l'occasion d'entendre des témoignages d'acteurs du monde économique, sur l'utilisation de la norme au niveau du management de l'entreprise, du marketing, en tant que support de diffusion de résultats de la recherche ou d'innovations et enfin le recours qu'elle permet sur le plan juridique.  Nous rappelons qu'AFNOR tiendra son Assemblée Générale le matin dans les mêmes locaux et que nous aurons le plaisir de vous accueillir à un buffet déjeunatoire co-organisé par AFNOR et UNM au Cercle de la Mécanique.

La Direction de l'UNM a rencontré le Délégué Interministériel aux Normes, Pierre VALLA, et le Chef du bureau Normalisation du SQUALPI – Ministère de l'Industrie, Patricia FOURNIER, représentant la tutelle administrative de la normalisation, pour faire un point sur les activités du bureau de normalisation mécanicien et sur les actualités du système français de normalisation (SFN). Ont ainsi été abordées les réflexions en cours pour l'amélioration de la qualité des prestations offertes par l'ensemble des membres du SFN ou la mise en place sur le terrain, de la stratégie française de normalisation à l'horizon 2010. Cette réunion a été l'occasion d'évoquer l'avancement du dossier de transfert des activités du bureau de normalisation du soudage, le CNS vers l'UNM qui fait actuellement l'objet d'une enquête administrative diligentée par AFNOR auprès des principaux acteurs économiques concernés.  Les résultats devraient être présentés à un prochain conseil d'administration d'AFNOR. Cette démarche a été lancée par l’Institut de Soudure, l'un des cinq centres techniques de la mécanique, qui abrite actuellement le CNS et qui, dans le cadre de l'optimisation des synergies entre partenaires mécaniciens, souhaitée par la Fédération des Industries Mécaniques, a sollicité l'UNM.  L'ensemble des acteurs mécaniciens espère bien évidemment une issue favorable à cette démarche qui verra l'Institut de Soudure, pilote technique et stratégique d'un pôle interne de l'UNM dédié à la normalisation du soudage et des techniques connexes, structuré de manière similaire au Pôle de Normalisation du Caoutchouc au sein de l'UNM.

Le COMOS, Comité Méthodologique d'Organisation du Système Normatif, a décidé fin 2004, de créer un groupe de travail dont l'objectif était de conduire une réflexion  sur l'amélioration de l'efficience du processus de traduction des normes et dont la Présidence était confiée au Directeur de l'UNM. L'activité de traduction est en effet importante dans le système français de normalisation (elle représente 15 % de l'activité d'élaboration des normes à l'UNM). Une part de plus en plus importante des normes en cours d'élaboration se fait au niveau européen ou international, sur la base de documents rédigés en anglais. La mise au point des versions françaises de documents très techniques devient de plus en plus délicate par manque de disponibilité d'experts de l'industrie, seuls capables de valider les traductions effectuées par les opérateurs de normalisation (AFNOR ou BN).

Le groupe a proposé une méthodologie pour aider au choix d'une politique linguistique (faut-il préparer une version française d'une norme internationale et si oui, à quelle étape dans le processus d'élaboration de la norme) et a formulé quelques recommandations sur la modernisation du processus de traduction.  Les priorités affectées à la décision d'effectuer une traduction étaient jusqu'à présent déterminées en fonction de l'attente et de l'engagement des membres de commissions de normalisation. L'amélioration de l'applicabilité de la norme sur le terrain (un des axes de la stratégie française de normalisation à l'horizon 2010) nécessite de prendre en compte les besoins des utilisateurs futurs de la norme, et plus particulièrement leur aptitude à comprendre un document rédigé en anglais. Le domaine d’application du  document normatif et la typologie de son futur public sont donc deux éléments nouveaux introduits dans le processus de décision de préparer une version française d'une norme.  Ainsi les documents normatifs appelés à être utilisés par le grand public, par l'artisanat, les collectivités territoriales devront exister en français. La phase de validation de la traduction de tels documents sera plus simple que celle de documents très sectoriels et très techniques, car faisant appel à une terminologie plus générale ; cette validation pourra être effectuée valablement par un traducteur et l'opérateur de normalisation concerné.  Le groupe a par ailleurs suggéré que les commissions de normalisation déterminent, dès l'inscription d'un nouveau sujet à leur programme,  les étapes auxquelles le projet de norme sera traduit et sa traduction mise à jour, de manière à améliorer la planification des actions au sein du système normatif. 

Une plus large ouverture du système de normalisation à l'ensemble des acteurs économiques étant souhaitée, il est recommandé, quand le document concerne un large public, que le projet soit systématiquement traduit dès le stade de l'enquête, pour que chacun puisse  s'exprimer sur le contenu du texte, puis que des mises à jour du texte soient effectuées pour le vote formel et pour la publication. Cette présence continue d'une version française, à tous les stades d'élaboration d'une norme, contribuera à la promotion de la langue française à l'ISO et au CEN.  Dans un souci d'économie des ressources, en revanche, il est tout-à-fait admis qu'un document destiné à un public de professionnels rompus à la langue anglaise ne soit pas traduit en français.  A noter enfin, les progrès substantiels réalisés au niveau des outils informatiques d'aide à la traduction, tant en terme d'efficacité qu'en terme de baisse des coûts d'acquisition.  Un logiciel de traduction automatique comme celui dont l'UNM s'est équipée (REVERSO) permet d'obtenir une pré-traduction d'une qualité appréciable, qu'il est certes nécessaire de retravailler et valider, mais qui permet un gain de temps de traduction estimé entre 50 à 70 %. Ce progrès "technologique" permet d'envisager de façon plus sereine, une traduction plus systématique qu'elle n'était effectuée par le passé dans certains secteurs industriels.

Philippe CONTET

Directeur

 

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