La seconde journée européenne du tolérancement a rassemblé quelque 250 personnes, dont plus de 80% d’industriels, à Annecy le 20 juin dernier.
Organisée par l’ESIA Université de Savoie et Thésame, en partenariat avec notamment le CTDEC et le CETIM, et soutenue par l’UNM et la FIM, cette journée avait pour objet de montrer les innovations méthodologiques et les meilleures pratiques pour progresser sur la réduction des coûts et des délais sans dégrader la qualité, à travers une attention accrue au tolérancement :
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Après un point d’actualité sur la normalisation en GPS par Catherine Lubineau (UNM), la matinée a été l’occasion pour Jean-Marc Prenel et Hugo Falgarone de présenter les approches Renault et EADS respectivement sur la définition fonctionnelle du besoin. Avec la mondialisation, l’objectif est d’être capable d’assembler des pièces fabriquées partout dans le monde avec un minimum de non conformités. Pour ce faire, Renault a mis au point un tableau d’analyse fonctionnelle technique qui intègre des données provenant de l’AMDEC, de la spécification géométrique des produits et de la hiérarchisation des caractéristiques. Cette démarche fournit les éléments d’une chaîne ininterrompue ayant comme point d’entrée le besoin du client automobiliste et aboutissant à la spécification géométrique. La normalisation de cette démarche est en cours dans le cadre de la révision de la norme NF E 04-009 " Hiérarchisation des caractéristiques ". En ce qui concerne le tolérancement des assemblages, les réflexions déjà initiées à l’UNM vont pouvoir être nourries des expériences présentées lors de la journée notamment par Gérard Bourmault (SNR) sur la façon de spécifier les mobilités et les jeux dans les produits assemblés. Il a rappelé que pour optimiser la chaine allant du besoin à la métrologie, il est absolument nécessaire de ne spécifier que le besoin fonctionnel. La problématique du tolérancement des assemblages est directement liée à celle du tolérancement statistique : Marc Bouix (SOMFY) et Maurice Pillet (ESIA) ont expérimenté le tolérancement inertiel, fonction de l’écart type et de l’écart sur la moyenne. Pour une même qualité fonctionnelle, les trois cas traités ont permis un gain de l’ordre de 40% sur les non-conformités. Bernard Anselmetti (ENS Cachan) a exposé, par une présentation très didactique, la méthode CLIC " Cotation en Localisation avec Influence des Contacts " permettant d’aller de la chaîne de cote unidirectionnelle à la cotation ISO. Il a rappelé que la cotation ISO invite le concepteur à l'analyse du juste nécessaire, qu’elle permet une meilleure qualité et surtout, que les tolérances sont élargies (les coûts de fabrication baissent). |
Les débats qui ont eu lieu lors de cette journée alimenteront les discussions au sein de la commission UNM 08 " GPS – Spécification " en vue de compléter la normalisation existante.
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