L'AFIAP a organisé une journée d'information technique sur le thème "vérification réglementaire finale après fabrication et intervention sur équipements sous pression".
Cette journée, qui faisait suite à la réunion du CLAP d'avril 2006, a réuni le 10 octobre 2006 une assemblée de plus de 120 personnes. Pour introduire la première thématique de la journée, Danielle Koplewicz de l'UNM a rappelé les dispositions prévues dans les normes harmonisées concernant l'épreuve finale : EN 13445 pour les récipients, EN 13480 pour les tuyauteries, EN 12266-1 et EN ISO 4126-1 pour la robinetterie et les soupapes et EN 12952/12953 pour les chaudières. Lors du CLAP d'avril, les participants s'étaient interrogés sur l’objectif qu’il faut donner à cette épreuve finale. Destinée principalement à vérifier la qualité de l’équipement, elle ne doit pas avoir un rôle dimensionnant ; l'EN 13445 est en cours de re-discussion pour corriger ce point, et les normes sur les chaudières devraient également être revues. L'épreuve finale n'est qu'une des étapes de la vérification finale prévue par la réglementation comme l'a souligné Francis Lascroux, au nom de l'AQUAP ; s'y ajoutent un examen final qui consiste en un examen visuel et dimensionnel et une revue documentaire, et, pour les ensembles, un examen des dispositifs de sécurité. Sur un ton volontairement provocateur, Jean-Claude Desliard du ministère chargé de l'industrie a amené les participants à s'interroger sur l'objectif de l'épreuve hydraulique : formalité ou contrôle ? L’obligation de soumettre les équipements sous pression à une épreuve hydraulique préalable à leur mise en service a longtemps été le principal moyen, sinon le seul, retenu par les autorités de la plupart des pays et même par des règlements internationaux pour éviter que des équipements comportant de graves défauts de conception ou de réalisation soient utilisés au risque de provoquer des accidents. L’épreuve hydrostatique n’est à présent qu’une des opérations du « contrôle final » qui fait partie de l’évaluation de la conformité des équipements sous pression à un ensemble d’exigences essentielles de sécurité. Elle n’est donc plus l’ultime rempart de protection, mais un contrôle parmi d’autres et il est légitime de s’interroger sur les modalités de sa réalisation, voire sur sa pertinence, comme pour tout autre essai, tout en veillant à lui conserver un sens au plan technique. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas céder à la tentation de considérer cette opération de contrôle à caractère technique comme une formalité administrative obligatoire, mais au contraire l’intégrer dans une démarche de sécurité fondée sur des objectifs plutôt que sur des moyens. Toujours dans le cadre de l'application de la directive Equipement sous pression, la problématique de la certification d'une unité industrielle a été présentée par Yann Guyot de Technip avec l'exemple du projet TOTAL DHC Gonfreville. Il s'agit d'une démarche conséquente qui doit être anticipée et planifiée. Dans le cas présent, l'unité a été découpée en 11 ensembles DESP ; elle intègre au total 7000 équipements sous pression répartis en 5300 lignes de tuyauteries, 300 récipients (échangeurs, ballons, pompes, réacteurs, compresseurs, etc.), et 1500 accessoires en ligne (soupapes, vannes). Un dialogue permanent entre les trois intervenants principaux (le fabricant responsable de l'unité globale, l'organisme notifié, l'utilisateur) et les différents fournisseurs est primordial. |
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Les autres présentations ont concerné les équipements sous pression transportables (Christophe Di Giulio, Air Liquide Inspection et Services), et des retours d'expérience concernant des interventions sur des équipements en service : création d'un by-pass de tuyauteries (Rémi Vennin, Ponticelli Frères), témoignage d'un maintenancier (Yves Taffard, Endel), intervention sur une colonne de grande hauteur (Xavier Leblanc, Grande Paroisse et Jean-Noël Simier, Arkema), intervention d'un organisme habilité, avec bilan des difficultés, après intervention notable (Jean-Philippe Longin, Aquap).
Ce thème de la sécurité des équipements sous pression est au cœur du dossier que publie la revue Cetim Infos d'octobre 2006. Philippe Choderlos de Laclos, directeur général du Cetim, précise dans l'éditorial de la revue "Nous consacrons près de 3 millions d'euros chaque année au domaine des ESP, et cinquante personnes travaillent sur le sujet sous ses différents aspects […] Nous souhaitons conforter notre rôle de catalyseur, d'initiateur de l'innovation […] Les professionnels du secteur peuvent plus que jamais compter sur l'accompagnement et l'engagement de leur centre technique."
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr