Malgré une progression difficile des travaux en parallèle, l’Europe continue de pousser vers une norme unique au CEN et à l’ISO.
Lors de la réunion du CEN/TC 150 du 7 novembre dernier, les comités membres ont réaffirmé leur volonté de faire aboutir les projets suivis dans le cadre de l’Accord de Vienne. En particulier, pour la série des ISO 3691 « Sécurité des chariots de manutention », l’ensemble des pays européens, à l’exception de la France, a décidé de poursuivre les travaux. Pourtant, le consensus est loin d’être trouvé. Sur cette série de 6 projets, 3 ont été désapprouvés à l’occasion de la deuxième enquête parallèle (y compris la partie 1 traitant des chariots à mât). Quant à l’autre moitié, il a été convenu qu’il fallait attendre la progression de la partie 1 pour pouvoir continuer le travail. Rappelons que la démarche du travail en parallèle résulte des discussions entre les organisations professionnelles européenne, américaine et japonaise, suite à la publication des normes européennes au sein du CEN/TC 150. L'idée était de développer au niveau international une norme de sécurité unique donnant présomption de conformité à la directive "Machines" pour chaque type de chariot. Le texte relatif à la visibilité des chariots à mât (prEN ISO 13564-1), de son côté, va faire l’objet d’une troisième enquête parallèle.
Cette politique a été en partie mise à mal avec un sujet sur la visibilité des chariots à portée variable. En effet, sous l’impulsion du Royaume-Uni et en particulier du Health and Safety Executive (HSE), une proposition d’étude nouvelle a reçu un aval de la part des comités membres. Les représentants de la Fédération Européenne de la Manutention (FEM) ont également attiré l’attention sur l’importance d’avoir une norme dans un délai bref. Cependant, comme il existe une intention à l’ISO de traiter ce sujet, il a été décidé de connaître les motivations de cette instance avant de se prononcer définitivement.
Les autres discussions ont concerné :
les activités du CEN/TC 150/WG 11 « Stabilité », avec l’établissement pour le moment d’un mode opératoire d’essai dynamique pour simuler les conditions de renversement des chariots. Ces essais doivent se poursuivre dans un premier temps avant de formaliser sur le papier le protocole et les critères d’acceptation.
la collaboration avec l’ETUI-REHS (organisme européen des syndicats de travailleurs) par le biais d’une liaison. Compte tenu des travaux précédents (à savoir une synthèse identifiant des remontées d’utilisateurs de 5 pays suivant une méthodologie précise dans le domaine des chariots), le CEN/TC 150 a décidé d’accepter cette liaison.
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