Le financement de la normalisation
Une complémentarité experts – opérateurs
incontournable
Quel que soit le type de document à réaliser
(norme NF, EN, ISO, ...), le système normatif fait appel à la
fois à des experts et à des opérateurs (Bureaux
de normalisation, AFNOR).
Une complémentarité totale existe entre
les experts et les opérateurs puisque toute initiative engageant
des travaux des experts implique une mise en œuvre de moyens par
un ou des opérateurs.
Le financement du système normatif est assuré d'une
part par l'Etat et d'autre part par les différents partenaires
socio-économiques concernés par l'élaboration
et l'utilisation des documents normatifs.
L'Etat ne prend en charge, à travers une subvention
octroyée par le Ministère chargé de l'industrie à AFNOR,
que les missions d'intérêt général (élaboration
des normes horizontales d'intérêt général,
gestion puis dépouillement des enquêtes probatoires,
homologation des normes, coordination et animation du système
normatif français – représentant environ 30 % des
ressources nécessaires pour le département normalisation
d’AFNOR) et les soutiens aux priorités nationales.
Il est à noter que les pouvoirs publics complètent
parfois cette subvention par des conventions spécifiques
de tel ou tel ministère lorsqu'ils souhaitent que leurs
experts participent à des travaux de normalisation particuliers.
Le financement des travaux sectoriels de normalisation
Les travaux sectoriels de normalisation doivent être
financés dans leur globalité par tous les partenaires
concernés. L'article 5 de la directive relative à l'établissement
des normes, publiée en Novembre 1994 par le Ministère
de l'industrie, des postes et télécommunications
et du commerce extérieur, précise que :
" Les commissions de normalisation chargées
d'élaborer les projets de normes doivent permettre l'expression
la plus large d'acteurs socio-économiques intéressés.Dans
le respect de ce principe général,
l'AFNOR et les bureaux de normalisation peuvent toutefois en réserver
l'accès à ceux qui s'impliquent réellement
dans les travaux de normalisation, notamment au travers d'un soutien
financier et/ou logistique. Cette dernière disposition ne
peut être appliquée à des organismes représentatifs
d'intérêts à dimension sociale prépondérante
et aux moyens financiers limités tels que, notamment, les
associations de consommateurs ou de protection de l'environnement ".
Les bureaux de normalisation sectoriels ont été longtemps
exclusivement financés par les organisations professionnelles
pilotant leur secteur économique. L’UNM a ainsi, pour sa
part, été essentiellement financée par les
entreprises de la mécanique, à travers les cotisations
des syndicats professionnels, de la Fédération des
Industries Mécaniques, des différents Centres Techniques
Industriels (CETIM, CETIAT). Quelques partenaires extérieurs
participaient également au financement en tant que grands
clients de la mécanique comme EDF, PSA ou Renault.
Cette participation extérieure, en vue d’assurer
une meilleure équité des contributions financières
des partenaires, a été étendue à tous
les acteurs participant à l’élaboration des normes,
dans le cadre d'une stratégie générale appelée "Contractualisation".
En effet, l’UNM ne prépare pas les normes pour ses propres
besoins mais est au service des experts participant aux travaux
de ses commissions. Ceux ci apportent à ces commissions,
leurs expériences et les souhaits et contribuent ainsi à l’élaboration
des documents normatifs qui leurs sont destinés. L’élaboration
de ces documents nécessite la mise en oeuvre d’un savoir
faire de la normalisation et d’une logistique dédiée
apportée par le bureau de normalisation.
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