Historique
de l'UNM
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La Création de l'UNM
Après les balbutiements de la Commission Permanente
de Standardisation (1918-1924), la normalisation française
en mécanique commence réellement en février
1927 par la création, au sein de la Fédération
des industries mécaniques, du CNM, Comité de Normalisation
de la Mécanique, véritable ancêtre de l’UNM.
Cette création suit de peu celle d’AFNOR, Association Française
de Normalisation, et de l’ISA, International Standard Association,
ancêtre de l’ISO, en 1926.
En 1977, pour répondre aux besoins croissants
de la mécanique en matière de normes, la Fédération
des Industries Mécaniques et Transformatrices des Métaux
(FIM), et le Centre Technique des Industries Mécaniques
(CETIM), créent l’UNM, Union de Normalisation de la Mécanique,
association régie par la loi de 1901, qui prend la suite
du CNM.
Dans le cadre du décret du 26 janvier 1984,
l’UNM a été agréée par le ministère
de l'industrie comme bureau de normalisation de la mécanique.
En 2002, les instances dirigeantes de l’UNM, du SNCP
(Syndicat national du Caoutchouc et des Polymères) ainsi
que celles du système normatif (Pouvoirs publics tutelle
de la normalisation et conseil d’administration d’AFNOR) étendent
le champ d’action de l’UNM en ajoutant la normalisation pour le
compte de l’industrie du caoutchouc. En 2006, l'unm a intégré la
normalisation du soudage.
L’évolution des normes de la Mécanique
La normalisation constitue un outil de dialogue entre
les producteurs, leurs clients et les autres partenaires. Ceux-ci
définissent en commun un vocabulaire, des dimensions, des
caractéristiques, des méthodes d’essai, des règles
diverses, qui facilitent les échanges, l’interchangeabilité des
produits et la standardisation, c’est-à-dire la réduction
de la variété, source d’économies d’échelle.
Les normes, qui en découlent, constituent les références
auxquelles chacun se rattache de façon volontaire.
Outre les caractéristiques dimensionnelles
sont apparues d’autres caractéristiques telles que l’aptitude à assurer
une fonction (par exemple la résistance mécanique)
vers 1960, puis des caractéristiques plus complexes telles
que la sécurité des machines à la fin des
années 1970 et aujourd’hui la notion d’aptitude des machines à réaliser
des pièces dans un intervalle de tolérance défini
pour une caractéristique donnée.
Dès l'origine, la mécanique a reconnu
le caractère international de son action de normalisation
et a activement oeuvré dans les instances qui se mettaient
en place (ISA en 1926 puis ISO, Organisation internationale de
normalisation, en 1947). Ainsi, la 1ère norme ISO publiée
concerne la mécanique : ISO 1, Température de référence
pour les mesures industrielles de longueur.
La normalisation européenne, qui s'est développée
au début des années 1960, n'a pas exercé à cette époque
de véritable attrait pour la mécanique, du fait de
l'antériorité des travaux internationaux. Il a fallu
attendre l'acte unique européen et la "nouvelle approche",
instituée en 1985, pour donner l'impulsion à un vaste
programme européen de normes, qui constituent un outil important
de l'harmonisation technique européenne.
La normalisation en mécanique est ainsi une
activité vivante qui s’efforce de répondre au mieux
aux besoins de l’industrie et de ses partenaires, prête à se
remettre en question en permanence, tout en conservant les grands
principes qui l’ont fondée et qui s’avèrent toujours
d’actualité.
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