"Technologies prioritaires en mécanique et polymères, quels impacts sur la normalisation" était le thème de la réunion-débat de l'Assemblée Générale de l'UNM, présidée par Jean-Louis RABOURDIN, le 10 juin dernier dans l'auditorium de la Maison de la Mécanique.
Cette thématique se trouve être particulièrement d'actualité eu égard à la conjoncture économique. Le secteur des Industries Mécaniques doit en effet, faire face à un certain nombre de défis économiques et technologiques : |
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Pour faire face à ces défis, les entreprises évoluent sans cesse et s'adaptent aux nouvelles demandes des clients. L'innovation est une réponse incontournable aux défis rencontrés, les technologies modernes constituant une composante essentielle de l'innovation. La normalisation, quant à elle, est un outil pertinent au service des entreprises et des partenaires socio-économiques pour favoriser le développement de l'innovation. Le Directeur Général de la Fédération des Industries Mécaniques, M. A. POIX a tout d'abord expliqué pourquoi la FIM en partenariat avec le CETIM ont décidé de décliner, pour le secteur des industries mécaniques, l'exercice effectué par la DIGITIP au Ministère délégué à l’industrie et appelé " Technologies clés 2005". Cet exercice, qui a donné lieu à un ouvrage, a consisté à identifier les technologies modernes ou en développement puis à les classer en fonction de critères d'attrait (enjeux industriels, sociétaux, nationaux…), d'atouts de notre pays (existence de compétences scientifiques, de capacité industrielle,…) et de facteurs clés de succès (rentabilité, possibilité de normalisation…).
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La FIM et le CETIM ont donc décidé d'en élaborer une déclinaison mécanicienne, appelée "Technologies Prioritaires en Mécanique", constituant un outil de pilotage de l'activité collective du CETIM et permettant le recensement des technologies que les Industries Mécaniques seront conduites à développer et à s'approprier.
M. P. DEVALAN, Directeur de l'Agence de Programme du CETIM a ensuite expliqué le mode de sélection des quelques 70 technologies prioritaires en mécanique et leur répartition en quatre grands domaines correspondant aux fonctions majeures de l'entreprise que sont le management, la conception, la production et la qualification et la maintenance. Puis il a listé, pour chacun de ces domaines, les thématiques principales identifiées et l'impact ou la contribution de la normalisation pour chacune d'elles. On peut citer, entre autres, le management des connaissances, l'organisation dans le cadre de l'entreprise étendue, la conception de produits propres et silencieux, la simulation du comportement et du fonctionnement des produits et la simulation des procédés de fabrication, les procédés de fabrication rapide, l'utilisation de nouveaux matériaux, la vérification des exigences fonctionnelles ou la maintenance des équipements en service. |
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Plusieurs témoignages d'industriels ont ensuite illustré l'impact que certaines de ces nouvelles technologies ont ou auront sur la normalisation.
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M. D. FORTUNE de la société ABB MC France, fabricant de systèmes robotisés et adhérent du syndicat SYMAP, a ainsi présenté l'évolution récente et à venir de la normalisation pour ce qui concerne l'intégration de la sécurité dans les systèmes mécatroniques. Il a souligné que les fonctions sécurité dans les systèmes de commande sont aujourd'hui de plus en plus assurées par des modules logiciels dont la fiabilité a considérablement augmenté. Cette évolution technologique conduit à la révision urgente d'une bonne partie du corpus normatif concerné. |
M. E. VENNER, de la société EMERSON Process Management, fabricant de vannes, adhérent du syndicat AFPR a expliqué les difficultés rencontrées par sa profession, liées à des pressions réglementaires fortes et des approches différentes selon les pays, pour ce qui concerne les émissions fugitives de la robinetterie, caractérisant l'étanchéité des produits vis-a-vis de l'atmosphère. La normalisation en cours, destinée à proposer une norme d'essais-type pour valider la conception d'un nouveau produit et une norme d'essai en production pour s'assurer de la conformité d'un produit de série simplifiera les processus de production et facilitera la commercialisation des produits. |
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M. F. BLATEYRON, de la Société DIGITAL SURF et M. JF. VILLE, de la Société HOMMEL SOMICRONIC, tous deux fabricants d'équipements de mesure et d'analyse des états de surface et adhérents du syndicat AFMHP, ont ensuite conjointement évoqué la contribution de programmes européens de R&D (PCRD) pour le développement de normes dans le domaine de la mesure et de l'analyse d'états de surface tridimensionnels. Celles-ci faciliteront la vérification des exigences fonctionnelles des surfaces ainsi que la qualification des performances. Différentes technologies de mesurage (classique par palpage mécanique et optique pour mesure sans contact) donnent ainsi lieu à des travaux normatifs novateurs au sein du Comité Technique ISO et des commissions UNM concernés. |
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Mme P. ROUMAGNAC, du Laboratoire LRCCP, associé au Syndicat National des Caoutchoucs et Polymères SNCP, a montré que les propriétés mécaniques des élastomères, utilisés dans les fonctions d'étanchéité chères aux industriels de la mécanique pour assurer la fiabilité de leurs produits ou équipements, fait à l'heure actuelle l'objet de très peu de normes. Celles-ci sont en effet plus centrées sur le matériau lui-même et ses caractéristiques chimiques. L'émergence de nouveaux impératifs liés à l'environnement, à l'amélioration des rendements et à l'optimisation des coûts de maintenance nécessite une meilleure connaissance des propriétés mécaniques de ces matériaux et ouvre donc un nouveau domaine de travail très large au Pôle de Normalisation du Caoutchouc de l'UNM. |
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M. G. CHAUMOND, de la société RENAULT AUTOMOBILES, membre associé de l'UNM a présenté la démarche des constructeurs automobiles français pour la normalisation et la modélisation des données techniques des produits industriels du commerce. Cette initiative est destinée à développer un langage commun entre les acteurs pour échanger des données techniques sur des produits et ainsi supprimer des actions manuelles inutiles et sources d'erreur. Elle passe par le développement de dictionnaires de composants que Renault et PSA souhaitent baser sur le corpus de normes ISO 13584 dites PLib. L'UNM souscrit à cette démarche puisqu'elle a inscrit dans son plan stratégique 2004 le développement de bibliothèques de composants PLib sur quelques familles de composants mécaniques (Roulements, transmissions, éléments de fixation). |
A la fin de la réunion, la médaille de la normalisation en mécanique a été remise par le Président RABOURDIN à plusieurs personnalités qui se sont illustrées à divers titres dans les travaux et le fonctionnement de l'UNM :
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De gauche à droite sur la photo :
Jean Louis RABOURDIN, Président de l’UNM, André-Nicolas WALTER, Président-Directeur Général de la Société GUITEL. Jean-Pierre METAIL, ancien administrateur de l'UNM et ancien Chef du Département "Centre de Normalisation" d'EDF Emmanuel HUGO, Chef de l'Unité " Tracteurs et Machines Agricoles " au CEMAGREF Claude CARDINET, Chef de Service au Laboratoire Central, Société HUTCHINSON Gilbert JEANJEAN, Attaché à la Direction Qualité, Société BILLON. |
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à P. CONTET