Une réunion d'information sur les enjeux et perspectives dans le domaine de la normalisation du soudage s'est tenue le 20 décembre dernier à la Maison de la Mécanique.
Organisée par la Fédération des Industries Mécaniques et l'Institut de Soudure, en partenariat avec AFNOR et UNM, cette manifestation a été l'occasion de fructueux échanges animés par Philippe Contet (FIM) et Michel Dijols (IS). Les sujets sensibles, tels que la qualification des soudeurs ou les exigences de qualité en soudage, ont été abordés et feront encore l’objet de débats lors des futures réunions des commissions UNM CNS.
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Mettre en place un référentiel mondial de normes en soudage qui reste en adéquation avec l’état de l’art est un objectif ambitieux. Les intervenants ont mis en évidence aussi bien les difficultés rencontrées que les succès remportés dans cette démarche : - adaptation de la norme à la diversité des applications possibles (du soudage de chaises au soudage de ponts) dans toutes les régions du monde (industrialisées et en voie de développement) - harmonisation des systèmes de classification des consommables - prise en compte des directives européennes - symbolisation des soudures sur les plans - recherche et normalisation. |
Les interventions ont débuté par une présentation de Vincent Chapelain (AFNOR) des principes et de l'organisation du système de normalisation français. Marguerite de Luze (UNM) de son coté a présenté le pôle CNS de l'UNM, les travaux normatifs en cours et l'organisation des commissions de normalisation soudage. Puis, Frédéric Lobinger (AGRIANDRE/SNCT), président du comité technique ISO/TC 44 "Soudage et techniques connexes", a expliqué comment il a pu désamorcer les points de blocage concernant la requalification des soudeurs et obtenu un consensus des partenaires européens, japonais et nord américains. Michel Rousseau (SYMOP) a dressé la liste des normes dites de cohabitation des consommables pour le soudage qui s’appuient à la fois sur le système de classification européen et celui de la zone pacifique. A terme, cette distinction devrait être supprimée pour aboutir à une classification unique. Patrick Courderc (ALW/SYMOP) a présenté les travaux relatifs aux questions de sécurité électrique pour répondre aux exigences de la directive basse tension, de la directive compatibilité électromagnétique et de la directive sur la protection des travailleurs aux champs magnétiques. |
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Yves Taffard (ENDEL/SNCT) a ensuite rappelé l'importance de la norme puisqu'elle peut être utilisée par les tribunaux en cas de litiges. Dans un certain nombre de cas, elle est assimilée à une codification des usages ou des règles de l’art. Sur ce postulat, il a identifié les cinq normes incontournables nécessaires à la fabrication d’un équipement sous pression en application de la Directive 97/23/CE.
Jacques Goubin (ALSTOM TRANSPORT) a relaté comment la future NF EN ISO 2553 est née de la remarque d’un projeteur sur CAO : donner une méthode de désignation littérale des soudures, en alternative aux pictogrammes déjà utilisés.
Michel Dijols(IS) a souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre chercheurs et normalisateurs non seulement dans la définition des sujets d’études mais aussi dans l'obtention de données concrètes, valorisables par la normalisation.
En conclusion, cette journée a réaffirmé l'importance de disposer d'instances compétentes pour mener à bien les travaux en encourageant une participation active des fabricants et utilisateurs, condition nécessaire pour garantir la pertinence de ces travaux.
Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr