Surveillance et diagnostic des machines

 

Une réunion d’information sur les normes et travaux en cours dans le domaine de la surveillance et du diagnostic des machines s’est tenue à AFNOR le 18 septembre.

Organisée par AFNOR en partenariat avec l’UNM, à la demande du Comité Stratégique AFNOR « Ingénierie industrielle, biens d'équipement et matériaux», cette manifestation avait pour but de présenter les travaux internationaux menés par l’ISO/TC 108/SC 5 «  Surveillance et diagnostic des machines ». Il s’agit d’un vaste domaine, qui peut concerner les machines industrielles, les machines tournantes, les moteurs, compresseurs, pompes et turbines, les récipients et tuyauteries, les grues, les robinets, soupapes et composants hydrauliques, les engrenages, etc.

Après une introduction par Guy Mottard (Ministère de l'écologie et du développement durable), Président de la commission AFNOR « Chocs et vibrations », à laquelle sont actuellement rattachés les travaux, Pierre Diakonoff (AFNOR) a rappelé les principes et fonctionnement de la normalisation ainsi que sur l’historique des travaux internationaux sur le sujet. Il a souligné à cette occasion les intérêts à participer aux travaux normatifs.

Roger Chevalier (EDF), animateur du groupe de travail ISO/TC 108/SC 5/WG 2 « Interprétation des données et techniques de diagnostic », a expliqué les enjeux pour EDF de la participation aux travaux ; il a présenté les domaines techniques couverts par le sous comité qui traite de plusieurs familles de normes :

 

La plupart de ces thématiques sont aussi développées dans des comités techniques génériques avec lesquels l’ISO/TC 108/SC 5 est en liaison (analyse de défaillance, essais non destructifs, échange de données,…).

 

Danielle Koplewicz (UNM) a dressé le panorama dans le domaine Machines. A partir des types de machines cités dans les normes du sous comité 5, elle a identifié 17 normes et projets traités dans 10 commissions UNM « produits » (et leurs comités techniques ISO équivalents) pouvant être rapprochés du sujet « diagnostic ». L’ambigüité apparait dès la définition même du terme « machines » qui diffère entre la norme ISO 12100 - norme de base de sécurité des machines – et l’ISO 13372 – norme de vocabulaire du diagnostic des machines.

Pascal Souquet (CETIM) a rappelé que le contrôle et la surveillance des systèmes de production est l’une des technologies prioritaires en mécanique à l’horizon 2010. Par une présentation très claire et exhaustive des méthodes et de leurs applications, il a illustré les différentes pratiques et le retour d’expérience du CETIM.

De son point de vue, il faut s’interroger sur le périmètre de la commission et le besoin de normes spécifiques au domaine pour ne pas dupliquer les travaux. En particulier, en matière de qualification de personnels, il faut éviter de multiplier les systèmes certification.

Raphaël DANJOUX (FLIR) s’est attaché à présenter la méthode de thermographie infrarouge qui permet la visualisation des changements dans les transferts thermiques : la détérioration les mauvais montages, l’usure,… peuvent ainsi être détectés rapidement. Cette technique doit être associée à une méthode classique afin de connaitre la cause exacte de la défaillance.

Cette rencontre a mis en évidence la nécessité d’un dialogue accru entre les experts de l’ISO/TC 108/SC 5 et les experts des commissions « machines ». L’échange organisé au plan français pourrait être relayé au plan international. Par ailleurs, pour donner une meilleure visibilité à ces travaux, AFNOR envisage la création d’une commission de normalisation française spécifique.

 

Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr