Le magazine Enjeux d'AFNOR consacre un numéro spécial (février 2008) aux stratégies de normalisation pour 2008
Les stratégies des domaines de normalisation sont présentées dans le numéro 281 d’Enjeux. Deux d’entre elles concernent directement la mécanique : "santé et sécurité au travail" et "ingénierie industrielle, biens d’équipement et matériaux" et mettent à l’honneur des partenaires de l’UNM : Jean-Louis Rabourdin (Groupe RABOURDIN), président de l’UNM et président de la commission UNM 14 "Outillage de presse" et Günther Müller-Welt (GMW Consulting), président de la commission UNM 906 "Presses". Leur témoignage est repris ci-dessous.
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Dans notre secteur, un grand nombre de sujets sont arrivés à maturité technique. L’essentiel du travail doit désormais porter les sujets du plan national au plan international (Iso). Il est nécessaire de faire un effort de promotion de la norme en face des standards "fabricant". Stratégiquement, nous nous efforçons d’être présents dans les instances internationales, pour nous approprier les évolutions techniques nouvelles et échanger sur les méthodes. À côté de la certification Iso, certains grands donneurs d’ordre maintiennent, voire développent leur propre certification, source de coûts supplémentaires avec la multiplication des audits qualité malgré le standard Iso. La mise en commun et les échanges de réflexions techniques permettent de progresser. |
Pour appliquer les normes adaptées, nous effectuons une veille normative par l’intermédiaire des organes de normalisation. Nous veillons à éviter la dispersion des choix techniques pour bénéficier des offres plus compétitives.
L’investissement normatif ainsi que le retour sur celui-ci sont très difficiles à mesurer.
Du côté des "nouveaux défis", le passage de composants à de véritables systèmes risque de se heurter à la propriété intellectuelle. Des situations de conflit commencent à apparaître. De même des méthodes, des cahiers des charges, des process de contrôle, etc. font leur apparition.
Mais il est complexe de définir ce qu’il est possible de normaliser ou pas.
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Que retenez- vous, côté normalisation française, européenne et internationale, de l'année 2007: quel a été votre investissement normatif ?GMW : Fin 2006 j’ai arrêté mes activités professionnelles comme Directeur des services Sécurité et Documentation technique chez Amada Europe SA, fabricant des presses plieuses, cisailles guillotines, poinçonneuses, machines de découpe a laser, et autres machines outils pour la tôlerie. J’ai été responsable pour le marquage CE de toutes les machines, fabriquées en Europe ou au Japon. En 2007, j’ai commencé une activité comme Consulting pour la SYMOP et j’ai pris l’animation de la CEN/TC 143/WG 1 auquel j’avais participé comme expert pendant une quinzaine d'années. Quelle est votre stratégie pour les années qui viennent en matière de normalisation - certification ?GMW : Surtout comme animateur du groupe CEN/TC 143/WG 1, j’essaie de terminer la préparation des normes pour toutes sortes de presses et, si possible, de les transformer ensuite en normes internationales à l'ISO. |
GMW : Maintenant, évoluant dans un organisme de normalisation, il m'apparaît très important d'organiser des échanges avec d'autres organismes et d’apprendre, à partir de leur expérience.
GMW : J’ai réussi de convaincre Amada Co, Japon, la maison maire d'Amada Europe S.A., de construire toutes les machines prévues pour le marché mondial en respectant les standards européens et, ensuite, de les modifier éventuellement pour d'autres standards comme par exemple les normes américaines de l'ANSI.
GMW: Jusqu'à maintenant, je n’ai pas été confronté à ce problème, parce qu’en dialoguant avec des utilisateurs, des fabricants, des organismes notifiés et des assureurs, nous sommes toujours parvenus à trouver une solution ou un compromis.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr
Toute la normalisation mécanique sur: http://www.unm.fr