L’Assemblée Générale 2008 de l’UNM a réuni plus de 100 personnes dans l’auditorium de la Maison de la Mécanique, sous la Présidence de Jean-Louis Rabourdin.
Un rapport des activités de l’UNM en 2007 et sur la première partie de l’année 2008 a tout d’abord été présenté par le Directeur Général Philippe Contet, faisant le point sur l’activité d’élaboration de documents normatifs, sur les opérations de promotion de la normalisation et de communication, sur les activités de l’UNM et sur les actions majeures conduites par le bureau de normalisation.
Le parc de normes françaises géré par l’UNM compte près de 3750 documents, dont 32 % sont d’origine purement française, le reste étant constitué de normes ISO, EN ou EN ISO. L’examen de la répartition des normes par tranche d’âge montre qu’au global plus de 60 % des normes du parc de la mécanique et du caoutchouc ont moins de 10 ans, mais cette proportion est d’à peine 20 % si on considère les seules normes d’origine française. L’UNM a donc renforcé les actions liées à la maintenance du parc via les examens quinquennaux des normes françaises, en ne permettant la confirmation des normes que si cela est totalement justifié : en 2007, sur les normes examinées, seules 15 % ont été confirmées en l’état, les 85 % restantes ayant été à parts égales annulées et mises en révision. Pour l’ensemble des filières, seulement 34 % des documents produits en 2007 sont nouveaux et donc les deux tiers concernent des révisions de documents améliorant ainsi la maintenance du parc de normes. Les prévisions de production pour 2008 constituent un véritable défi puisqu’elles conduisent à une production de plus de 1000 documents, soit une augmentation de 22 %. Ce niveau de production est lié au surcroît de travail provoqué par la révision des 460 normes harmonisées en appui à la nouvelle Directive Machines à effectuer avant 2010. Ces révisions peuvent prendre un format restreint appelé amendement simplifié mais néanmoins le travail est globalement très conséquent. |
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Valoriser la norme vis-à-vis d’autres documents de référence et rendre plus lisible le système de normalisation sont deux axes importants de promotion et de communication de la stratégie française de normalisation à l’horizon 2010.
La présence sur des salons est une voie que l’UNM exploite pour apporter sa contribution à la promotion de la normalisation :
Ainsi l’UNM a partagé, sur le salon aéronautique du Bourget, un stand appelé « Standardisation forum » avec 2 confrères, le BNAE (aéronautique et espace) et l’UTE (électricité), pour communiquer le plus largement possible auprès des visiteurs sur l’organisation de la normalisation tant au plan national qu’international, sur le rôle de la norme dans les relations clients / fournisseurs et sur l’intérêt de participer aux travaux d’élaboration de ces normes.
L’UNM participe également chaque année maintenant aux salons Industrie et Midest qui sont les deux grands salons professionnels généralistes des industries mécaniques ; cette présence s’effectue en étroit partenariat avec le CETIM et la FIM ; plusieurs interventions, sur la normalisation, outil d’intelligence économique ou sur les dernières nouveautés en normalisation mécanique sont effectuées aux côtés des présentations plus technologiques des experts du CETIM.
Le magazine MECASPHERE a été lancé courant 2007 par la FIM à destination des chefs d’entreprises mécaniciens, avec pour ambition, d’aider les chefs d’entreprises à relever les défis qui se présentent à eux en leur apportant les informations pertinentes dans les domaines clé touchant la vie de leur entreprise : financement, juridique, technique, innovation, international et ce au travers de témoignages concrets, reportages et dossiers de fond. L’UNM a choisi d’être partenaire de la FIM auprès de, entre autres, CETIM, IS, AFNOR, ADEME, COFACE, INERIS, OSEO, UBIFRANCE pour transmettre des informations concernant l’actualité normative et susciter des participations aux travaux de normalisation.
Le décret qui fixe le statut de la normalisation et précise l’environnement juridique et administratif du système français de normalisation est en révision. La dernière version datait de 1984 et le Délégué Interministériel aux Normes a annoncé en Juin 2007 lors de l’Assemblée Générale d’AFNOR, qu’il souhaitait le réviser. En effet l’environnement global de la normalisation a beaucoup évolué, avec entre autres, la nouvelle approche européenne, la mondialisation des marchés, l’ouverture client du Système Français de Normalisation.
De nombreuses consultations des parties prenantes concernées ont été effectuées ; elles ont permis la formalisation des attentes de chacune d’elles, en particulier des représentants des industriels à travers une position du MEDEF, d’AFNOR, des représentants des consommateurs etc…
Beaucoup d’échanges ont eu lieu, avec une grande implication des acteurs ; une troisième version du projet de décret révisé est en cours de préparation. Une finalisation rapide de la démarche permettra aux différents acteurs concernés de travailler ensemble, main dans la main, sur la base d’un nouveau cadre de référence clarifié et modernisé et défendre ainsi, avec la meilleure efficacité, les intérêts des acteurs socio économiques français sur le plan européen et international.
Les PME et la normalisationLa normalisation fait appel à toutes les parties prenantes volontaires pour l’élaboration des documents de référence que sont les normes, très utilisées dans les relations clients fournisseurs. Les Petites et Moyennes Entreprises sont une des parties prenantes prépondérantes dans la normalisation et leur implication dans les travaux est essentielle. La participation active permet la prise en compte du savoir faire, la confrontation des expériences et l’anticipation des changements. Signe de dynamisme industriel, elle permet aux PME tout particulièrement, d’asseoir leur notoriété sur le plan international. De plus, en normalisation, la voix d’une PME compte autant que celle d’un grand groupe. La contribution des PME aux travaux de normalisation est aussi un axe stratégique du système français de normalisation et des pouvoirs publics ; diverses aides ont d’ailleurs été mises en place pour favoriser leur participation. De nombreuses PME sont d’ores et déjà actives dans les travaux de l’UNM ; elles représentent plus de 65 % des 700 entreprises inscrites dans nos travaux. Il demeure une grande marge de progrès puisque 70 % des 7000 entreprises de plus de 20 personnes composant les industries mécaniques françaises sont des PME. Un colloque sera organisé le 21 octobre prochain par le Ministère de l’économie MINEFE en coopération avec la Commission Européenne à l’occasion de la journée mondiale de la normalisation sur le thème : "Normalisation et PME, un défi à relever, quelles clés pour réussir"; trois grands thèmes y seront abordés : la manière dont les PME s’impliquent ou utilisent les normes, la sensibilisation des PME à l’intérêt de participer aux travaux, les outils existants pour favoriser l’accès des PME à la normalisation. Une date à retenir dans votre agenda.
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La protection de l’environnement, les économies d’énergie, le développement durable sont aujourd’hui des préoccupations sociétales et par conséquent politiques, de premier plan. Ces problématiques figurent parmi les attentes de nombre de nos experts dans nos commissions de normalisation.
Elles ont fait l’objet du médiatique Grenelle de l’Environnement dans la dynamique duquel l’UNM a souhaité inscrire la réunion-débat de son Assemblée Générale.
La mécanique, sans être un acteur principal du Grenelle, s’y est toutefois impliquée activement à travers la FIM et est présente dans de nombreux plans d’actions. L’UNM a souhaité mobiliser ses partenaires, industriels, pouvoirs publics, agences et centres de compétences, collectivités territoriales pour que l’outil normalisation contribue à la déclinaison des grandes orientations politiques, entre autres dans l’éco-conception, les économies d’énergie au niveau des équipements et des bâtiments (pompes à chaleur, ventilation, fenêtres…), la recyclabilité, la limitation des rejets dans les processus industriels, les équipements pour une agriculture propre…
Laurent Michel, Directeur de la Prévention des Pollutions et des Risques au MEEDDAT (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire) a tout d’abord décrit le processus mis en place pour le Grenelle de l’Environnement : il s’agit d’un débat ouvert, multipartite regroupant toutes les parties prenantes : représentants de l’Etat, des salariés, des entreprises, des ONG, des collectivités territoriales ; différents groupes de travail ont été animés, des tables rondes organisées sur 6 thématiques principales : lutter contre les changements climatiques, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, instaurer un environnement respectueux de la santé, adopter des modes de production et de consommation durables, promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité et construire une démocratie environnementale. Au début de l’année, des comités opérationnels ont été chargés d’élaborer des propositions concrètes. A cette heure, tous les travaux ne sont pas encore terminés. Une loi programme regroupant les grands objectifs sera proposée à l’automne prochain ; elle sera accompagnée d’un certain nombre de lois d’application et de quelques articles portant sur des mesures financières et fiscales dans la loi de finances 2009.
Bien que les industries mécaniques ne constituent pas a priori une cible majeure, des efforts pourront être accomplis en matière d’économie d’énergie tant au niveau des bâtiments qu’à celui des équipements ; les entreprises de plus de 250 salariés devront réaliser des « bilans carbone » ; les PME y seront plutôt incitées. Un volet important des conclusions du Grenelle de l’Environnement concernera la santé : réduction des rejets chimiques, incitations fortes à la substitution des certaines substances, amélioration de la qualité de l’air intérieur, évaluation des risques dans le domaine des nanomatériaux. Une généralisation de l’étiquetage environnemental des produits sera promue.
La normalisation pourra certainement constituer un support intéressant à la réglementation, même si jusqu’à présent elle a été assez peu évoquée.
Pour Franck Gambelli, Directeur des Affaires Juridiques et de l’Environnement de la Fédération des Industries Mécaniques, l’industrie, très attachée à la normalisation, n’était pas la cible principale du Grenelle de l’Environnement. Elle a d’une manière générale certainement fait plus de progrès au cours des 20 dernières années, en matière de protection de l’environnement que l’agriculture, les transports ou l’habitat.
Le monde de l’environnent n’est pas familier de la norme qui est pourtant un outil précieux dès lors qu’il s’avère nécessaire d’effectuer des mesures : méthodologie de mesure, protocole de prélèvement, statistiques, incertitudes… la mesure sera essentielle pour affiner la connaissance des niveaux de pollution, des rejets, des consommations d’énergie…
Un certain nombre de normes horizontales a été élaboré dans le domaine de l’environnement au sein d’AFNOR (ISO 14000, Management énergétique, …). Elles constituent un référentiel de base structuré et très intéressant pour des applications sectorielles.
Dans le domaine de la mécanique, la normalisation pourra aider aux développements de l’éco-conception des équipements, de l’éco-efficience des produits, à mieux gérer les substances utilisées dans les composants mécaniques. Elle pourra assurément simplifier les travaux réglementaires dans une sorte de «nouvelle approche à la française ».
Michel Rochet, Directeur de la Direction Client de l’ADEME, a présenté l’expertise et les différents outils proposés par l’Agence pour aider les entreprises dans leur démarche environnementale. Le Grenelle de l’Environnement constitue une opportunité pour que les entreprises s’intéressent à des pistes autres que celles concernant les produits et leur process de production. Les ateliers, les bureaux, le transport des produits ou des salariés, les véhicules de la société sont des exemples d’activités ou d’équipements à prendre en compte. Les opérations « bilan-carbone » constituent un excellent outil transverse permettant d’élargir la vision classiquement restreinte aux produits. L’ADEME s’est beaucoup impliquée dans les travaux de normalisation horizontaux gérés au sein d’AFNOR : elle a activement contribué aux travaux de la plateforme d’échanges dédiée aux impacts environnementaux des produits et à l’étiquetage environnemental. L’ADEME propose différents outils et financements pour aider les PME à prendre en compte la protection de l’environnement : analyse de cycle de vie simplifiée (accessible gratuitement sur le site ademe.fr), programmes de recherche sur l’éco-conception, aides à la décision/diagnostics sur la gestion des déchets…
La recherche et l’innovation sont évidemment des facteurs clés de succès pour améliorer les performances environnementales des produits, des usines.
Philippe Choderlos de Laclos, Directeur Général du CETIM, a rappelé que le Centre Technique des Industries Mécaniques travaille activement dans le domaine de la protection de l’environnement depuis plus de 15 années, à travers la diffusion de bonnes pratiques environnementales, l’amélioration des procédés de fabrication pour limiter leur impact sur l’environnement, l’organisation de congrès scientifiques internationaux comme CLEANMECA ou FAN NOISE, permettant d’effectuer un point de situation sur l’état de l’art scientifique et technologique. Dans le domaine de l’énergie, le CETIM collabore étroitement avec le CETIAT.
Les éco-technologies constituent aujourd’hui pour le CETIM et à travers lui, pour les 8000 entreprises mécaniciennes ressortissantes, un véritable foyer d’innovations, démontrant ainsi l’intérêt du marché pour toutes les améliorations du comportement environnemental des produits. Au-delà des très nombreuses actions de terrain d’accompagnement technologique des entreprises, le CETIM met en œuvre une politique dynamique de ressourcement technologique en participant à divers programmes de recherche tant au plan national qu’européen, comme CLEANPROD, ECOTEC ou MAPECO. Ce dernier programme, conduit en partenariat avec l’ADEME, a permis l‘élaboration des lignes directrices qui vont être proposées au titre de travail prénormatif, à une nouvelle commission de normalisation UNM intitulée « Mécanique-environnement » que la FIM a demandé à l’UNM et à AFNOR de mettre en place, pour élaborer une première norme sur l’éco-conception des produits mécaniciens.
En clôture de l’Assemblée Générale, le Président Rabourdin a remis le trophée de la normalisation en mécanique et caoutchouc à quatre personnalités s’étant illustrées dans les travaux des commissions de normalisation UNM.
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De gauche à droite sur la photo :
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Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr
Toute la normalisation mécanique sur: http://www.unm.fr