A un jour d'intervalle, les deux comités techniques traitant de transmissions mécaniques se sont réunis mi mai 2009 au nord et au sud de Tokyo. L'implication française répond à deux enjeux différents : - à l'ISO/TC 60 "Engrenages", c'est la confrontation du pragmatisme industriel français aux théories universitaires allemandes, - à l'ISO/TC 100 "Chaînes mécaniques", c'est la défense de l’industrie française fasse aux offensives chinoises. Dans le domaine des engrenages, le CETIM rassemble les informations des industriels sur les retours d'expérience et les compare aux projets de norme. Par la présentation de cas réels, il peut mettre en évidence certaines des incohérences des propositions allemandes et obtenir l’adhésion des autres pays aux arguments qu’il développe. Cette année, avec l'aide de la Corée, des Etats-Unis, de la Finlande, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, la France a obtenu le déclassement d’un projet, du statut de norme en rapport technique, et l’adjonction au programme de travail de deux nouveaux sujets destinés à faciliter l’application des documents relatifs au calcul: l’un concerne la géométrie des engrenages à vis (animation française) et l’autre les micropiqûres. A l’ISO/TC 100, les discussions ont principalement porté sur les méthodes d’essai de tenue en fatigue des chaînes. Des propositions chinoises de révision des normes existantes ont été jugées inacceptables par les pays présents (Allemagne, Etats-Unis, France, Japon et Royaume-Uni), car basées sur des critères qui ne permettent pas de discriminer les chaînes de façon satisfaisante. Des études complémentaires doivent être entreprises auxquelles la France pourra contribuer efficacement grâce à une étude réalisée par le CETIM portant sur une méthode d'essai simplifiée. |
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