L’année 2009 a été marquée par la parution du nouveau décret fixant le statut de la normalisation et de la norme NF X 50-088. Impact sur les commissions UNM.
La réunion des présidents de commissions UNM qui s'est tenue le 30 mars a été consacrée à l'impact du nouveau décret régissant le statut de la normalisation et de la norme NF X 50-088 "Référentiel d’évaluation de l’activité d’un bureau de normalisation" sur les travaux des commissions de normalisation.
Ces évolutions d'ordre général qui peuvent apparaître éloignées des préoccupations quotidiennes ont des conséquences pratiques qu’il a paru nécessaire à l’UNM de porter à la connaissance des présidents.
Arnaud Lafont (Ministère de l’industrie – SQUALPI) a précisé que, la plupart des normes étant maintenant issues des processus CEN ou ISO, le décret qui fixe le statut de la normalisation avait besoin d'être actualisé pour tenir compte de cette internationalisation de la normalisation. L'objectif de la révision était également d'organiser les interactions entre les opérateurs pour une plus grande efficacité, une plus grande proximité avec les clients du système et une unification des positions prises par la France à l'international. Une mission d'intérêt général a été confiée à AFNOR qui coordonne le système et délègue aux bureaux de normalisation la conduite et l’animation, confiées à la France, des travaux d’élaboration de normes européennes ou internationales, y compris la gestion des secrétariats de comités techniques relevant de leur domaine d'agrément. Cette délégation aux bureaux de normalisation implique une professionnalisation de ces derniers dont l’activité sera désormais évaluée par rapport à une norme nouvellement publiée : la NF X 50-088 "Référentiel d'évaluation de l'activité des bureaux de normalisation". La conformité de leurs actions aux exigences de cette norme conditionnera le maintien de leur agrément ministériel tous les trois ans.
Philippe Contet (UNM) présente le contenu de cette norme dont l’objet est d’expliciter les principes qui guident le travail normatif et les exigences qui en découlent pour les bureaux de normalisation. Ces principes sont au nombre de neuf :
l’indépendance concerne la gouvernance du bureau de normalisation et donc les influences auxquelles il est soumis,
l'impartialité correspond à la capacité à prendre en compte les avis et intérêts exprimés par chacune des parties prenantes en n’en privilégiant aucune. Les positions exprimées dans les instances CEN et ISO doivent refléter les positions de la commission en toute loyauté,
la transparence consiste à donner une information suffisante, régulièrement mise à jour, accessible en temps utile pour permettre aux parties intéressées de participer au travail normatif,
l’ouverture permet à toute partie intéressée de participer et ainsi devenir partie prenante ; Ce principe ne s’oppose pas à ce qu’une contribution financière soit demandée aux parties prenantes,
la concertation est permanente au cours du travail normatif : les parties prenantes fournissent les contributions sur lesquelles reposent les travaux et décisions des commissions. En outre toute partie intéressée peut se manifester sur les projets dans le cadre de l'enquête probatoire,
le consensus est l’objectif de la concertation entre parties prenantes et se traduit par une absence d’opposition ferme sur l’essentiel du sujet émanant d’une partie importante des intérêts en jeu ; il n’implique pas nécessairement l’unanimité,
la pertinence des travaux normatifs en cours doit être évaluée préalablement à leur lancement;
l’efficacité se mesure au respect des délais et des coûts supportés par les parties prenantes dans l’élaboration des projets de normes
la cohérence des documents normatifs doit être assurée pour permettre la compatibilité entre eux et avec les stratégies de normalisation définies, dans le respect des réglementations
le travail en réseau s’applique aux bureaux de normalisation et à AFNOR qui s’engagent à partager les valeurs de la norme NF X 50-088, à coopérer à la mise en œuvre de la stratégie française de normalisation, à participer activement aux réunions de coordination du réseau SFN et à rechercher un compromis en cas de divergence
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Comment cette norme est-elle prise en compte par l'UNM? Catherine Lubineau et Danielle Koplewicz ont montré les éléments déjà intégrés au sein du système de management de la qualité de l’UNM et ceux dont la mise en œuvre est en cours de formalisation. L'UNM est certifiée ISO 9001 depuis 2003, et a organisé son activité suivant 10 processus – 1 de management, quatre processus support et 5 processus de réalisation. Parmi les 27 indicateurs, 15 disposent d'objectifs chiffrés allant du taux de réalisation du programme à l'inscription des experts en passant par l'influence de la France à l'international. Les quatre indicateurs de performance de la norme NF X 50-088 sont intégrés dans le système de management de la qualité de l'UNM, certains depuis l’origine. Le suivi de ces indicateurs a amené à des améliorations notables : la durée d'élaboration des normes franco-françaises est passée de 3 ans en 2003 à 2 ans en 2009 et, sur plus de 1000 votes réalisés en 2009, seuls 3 retards ont été enregistrés. L'UNM s'est également fixé comme objectif de diffuser 100 % des compte rendus de réunions dans le mois qui suit la réunion. En 2009, le résultat atteint était de 76 % en progression par rapport à 2007 (63 %).
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L’application de ces nouvelles règles doit permettre d’améliorer le processus de normalisation, au bénéfice de tous. Les secrétaires de commissions UNM remercient par avance les présidents de ces commissions de les aider dans leur mise en place.
+ d’info sur les aides accordées par les pouvoirs publics : www.industrie.gouv.fr (Espace pratique – normalisation/certification)
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr
Toute la normalisation mécanique sur: http://www.unm.fr