Organisé par l’AFIAP du 28 au 30 septembre, le congrès ESOPE 2010 a réuni 400 participants, dont 25 % d’étrangers, sur le thème " Les équipements sous pression neufs et en service : harmonisation, développement, compétitivité".
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Des représentants des 5 continents se sont donné rendez-vous au Palais des Congrès pour partager leur expérience et échanger sur les dernières innovations en matière d’équipements sous pression. Au côté des participants français, l’Europe était représentée par des experts en provenance d’Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Italie, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse et république Tchèque. Le Canada et les Etats-Unis, la Corée et le Japon ont apporté respectivement les visions américaine et asiatique. L’Afrique et l’Océanie n’étaient pas en reste avec la présence de participants du Bénin, du Congo, de la Côte d’Ivoire et de la Gambie ainsi que de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. Le président François Champigny a rappelé que depuis maintenant 30 ans, l’AFIAP organise, tous les 3 ans, un symposium où les acteurs du domaine des équipements sous pression, peuvent se rencontrer. Depuis 2001 les " Journées d’études Européennes sur les équipements sous pression", ESOPE (" European Symposium on Pressure Equipment"), marquent une volonté d’ouverture à l’Europe et à l’international dans un contexte marqué par la mise en œuvre des directives européennes applicables à ces équipements. Les membres fondateurs de l’AFIAP, que sont le CETIM, l’Institut de Soudure et le SNCT (Syndicat de la chaudronnerie, de la tuyauterie et de la maintenance industrielle), ont témoigné de leur attachement à ces journées, qui constituent la plus grande manifestation européenne dans le domaine des équipements sous pression, offrent un lieu d’échanges irremplaçable et sont le signe de la vitalité du secteur industriel. Dans la concurrence vive à laquelle sont confrontées les entreprises françaises, il est nécessaire de rester compétitif tout en conservant une excellence de fabrication. Les sessions techniques d’ESOPE 2010 se sont articulées autour de 10 thèmes : Codes & Normes, accessoires sous pression et de sécurité, équipements sous pression transportables, émission acoustique, vie des équipements, inspection et contrôle, matériaux, conception, fabrication et soudage, composites. Les derniers développements des normes ont trouvé naturellement leur place dans ces sessions, et ont en particulier donné lieu à deux présentations de l’UNM : " les nouvelles éditions des normes européennes EN 13445 et 13480" et " l’évolution du panorama normatif de la robinetterie et des accessoires de sécurité". |
Danielle Koplewicz a retracé les évolutions des normes harmonisées sur les récipients et tuyauteries industrielles, depuis leur adoption, en mai 2002, premier pas de l’harmonisation technique européenne pour le secteur des équipements sous pression. Après 7 ans d’application, la nouvelle édition de l’EN 13445 a été rendue disponible en juillet 2009. Cette nouvelle édition est constituée de 7 parties (une partie 8 sur les récipients en aluminium est venue compléter l’édition 2002), et s’est enrichie de règles relatives au domaine du fluage, à la conception par méthode expérimentale, au calcul des parois planes ; des contraintes de conception renforcées sont introduites pour certains aciers austénitiques (voie alternative), et des règles de fatigue sont ajoutées pour les récipients en fonte à graphite sphéroïdal ; les méthodes de prévention de la rupture fragile sont étendues ; les contraintes de fabrication et de contrôle sont allégées : réduction du nombre de coupons-témoins, nouvelle règle de détermination de la pression d’épreuve. Devrait suivre en 2011 la nouvelle édition de l’EN 13480, constituée de 7 parties (une partie 6 sur les tuyauteries enterrées et une partie 8 sur les tuyauteries en aluminium sont venues compléter l'édition 2002). Elle sera enrichie de règles relatives à la prévention de la rupture fragile, de méthodes alternatives pour la vérification des raccordements de tubulures et pour le calcul des assemblages à brides boulonnés, de l’ajout d'une analyse de contrainte simplifiée, et d'une nouvelle règle de détermination de la pression d’épreuve. Les versions successives de ces nouvelles éditions sont limitées à une par an ; la version 2 de l’EN 13445:2009 a été rendue disponible en juillet 2010. Les amendements sont publiés au fur et à mesure de leur adoption et sont intégrés sous forme de pages corrigées dans la version suivante. Les corrections identifiées sont disponibles sur le site EN 13445/MHD, avant d’être intégrées dans la version suivante. |
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Crédit photo : WEIR VALVES |
Le parc de normes européennes et internationales sur la robinetterie comporte un nombre important de documents. Parmi ceux-ci, Jacques Amaraggi s’est particulièrement attaché aux 23 normes européennes donnant présomption de conformité à la directive 97/23/CE sur les équipements sous pression : 17 normes "produit" concernent les robinets thermoplastiques (EN ISO 16135 à EN ISO 16139 et EN ISO 21787), les clapets de non-retour (EN 12334, EN 14341), les robinets à membrane (EN 13397), les robinets à papillon (EN 593), les robinets à soupapes et les robinets à clapet libre (EN 13789, EN 13709), les robinets à tournant sphérique (EN 1983), les robinets de régulation (EN 1349), les robinets vannes (EN 1171, EN 12288, EN 1984). 6 normes "transversales" fixent les prescriptions relatives aux essais sous pression (EN 12266-1), à la conception des enveloppes ( EN 12516-1 à 4), au marquage (EN 19). La série EN ISO 4126 regroupe les normes sur les accessoires de sécurité : dispositifs de soupapes de sûreté à action directe combinés éventuellement avec des disques de rupture, soupapes de sureté pilotées et soupapes de sureté asservies. Ces normes sont développées au CEN pour la plupart, mais 10 d’entre elles sont issues de la filière internationale ISO. Près de la moitié de ces normes sont actuellement en cours d’évolution. Les industriels et acteurs du marché désireux d’apporter leur contribution pour faire progresser la qualité et l’étendue du parc de norme, peuvent initier à tout instant une demande auprès de leur organisme de normalisation national. |
Le congrès ESOPE s’est conclu par une table ronde rassemblant des représentants de l’industrie de la chaudronnerie, de l’association européenne des fabricants (ORGALIME), de l’administration, de l’ingénierie, des sidérurgistes, du forum européen des organismes notifiés (CABF), des donneurs d’ordre.
Leviers de la compétitivité, importance du cahier des charges, compétences humaines, normes et réglementation, coût/qualité/délais, programmes de recherche et marchés futurs ont été successivement commentés par les intervenants.
Sur l’aspect réglementaire, dans la continuité de la présentation faite par Hans D’Hooge (Commission européenne), lors de la séance d’ouverture, au sujet des évolutions des directives, Adrian Harris a évoqué le rôle d’ORGALIME en tant qu’interface entre les fédérations industrielles et la Commission européenne pour communiquer la réflexion de l’industrie et aboutir à des applications de la réglementation raisonnables et harmonisées. Jérôme Goellner, responsable du service des risques technologiques au MEEDDM a rappelé que la réglementation doit être comprise comme une garantie minimale pour tous. La Directive Equipements sous Pression a fait la preuve de son efficacité, mais il convient de rester vigilant sur les dérives possibles. Le nouveau cadre législatif constitue une étape significative pour la surveillance du marché. Michael Hahn, au nom des organismes notifiés, a souligné le rôle majeur des normes européennes, tant comme outil de conformité aux exigences essentielles que comme outil de valorisation du savoir-faire européen.
François Champigny a clôturé la session en donnant rendez-vous à tous en 2013.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr
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