Le système de normalisation est constitué d’un ensemble de commissions dont les travaux sont dépendants les uns des autres. Les présidents de commissions UNM, réunis le 7 avril dernier, ont échangé sur l’importance de se tenir informé des travaux de commissions traitant de sujets plus généraux ou de thématiques voisines. A la suite de deux témoignages de présidents de commissions, les procédures et outils mis en place pour la programmation des travaux et la gestion des interactions avec d’autres commissions ont été présentés.
Joëlle Péchenard (AFFIX, syndicat des fabricants de fixations mécaniques, au nom d’Alain Virgl, président de la commission UNM 04) a indiqué que le domaine des éléments de fixation est très vaste allant de la visserie aux rivets et couvrant tous les usages industriels et domestiques. Le parc de normes de la commission UNM 04 «Eléments de fixation» reflète cette situation puisqu'il compte 333 normes, pour moitié des normes européennes ou internationales. 55 projets de normes sont en cours d'élaboration et, pour assurer la cohérence du système, il est nécessaire de prendre en compte ou susciter la mise à jour de normes de base prises en référence. C'est notamment le cas pour le domaine des aciers et essais mécaniques avec lequel une liaison active est établie : les normes EN 10204 et ISO 10474 "Types de documents de contrôle" sont actuellement adaptées au domaine des éléments de fixation sous la forme d'une norme spécifique. En ce qui concerne les revêtements anticorrosion, 20 normes ont été identifiées comme étant essentielles pour les fixations (méthodes d'essai, vocabulaire, fragilisation par l'hydrogène,…) et la liaison est effective depuis peu. |
Crédit photo : AFFIX |
Dans le cadre des travaux internationaux menés dans le domaine du soudage, l'UNM 04 a été alertée sur la création d'un groupe de travail sur les assemblages mécaniques dont le domaine de travail est très général, et de ce fait empiète sur d’autres domaines.
Crédit photo : MANITOU |
Pour le domaine des chariots de manutention, la gestion de l’interface avec des domaines traitant de sujets analogues permet l’interchangeabilité et évite les redondances. Les chariots télescopiques tout-terrain doivent répondre à un nombre important d'exigences réglementaires (sécurité, circulation routière, bruit, polluants,…). En matière de sécurité des machines, Jacques Hurtevent (MANITOU), président de la commission UNM 85 "Chariots de manutention", a rappelé que ces matériels sont soumis aux exigences générales mais également à celles liées à la mobilité, au levage de charge et au levage de personnes. Multi usage, ils peuvent intégrer des équipements qui les rendent proches d'autres domaines et les normes applicables vont au-delà des normes de chariots "classiques" : si le chariot intègre une benne, il peut être considéré comme engin de terrassement ; avec une potence ou un treuil, il est proche d’une grue ; avec une nacelle, il est comparable à une plateforme élévatrice mobile de personnel ; enfin, il peut s'apparenter à une machine agricole. Il est difficile pour un industriel de suivre les projets de normes applicables à toutes ces machines traités dans des commissions différentes et Jacques Hurtevent souligne l'importance du rôle de relai joué par l'organisation professionnelle (CISMA). Le comité technique ISO en charge des chariots télescopiques tout-terrain s'efforce de ne pas réécrire des spécifications quand des normes existent. Un groupe de travail joint au niveau international avec les comités "engins de terrassement" et "machinisme agricole" surveille les projets de normes de ces comités afin d'y incorporer les exigences des chariots télescopiques. |
En conclusion, il a été rappelé que l'aide des présidents est importante pour confirmer le domaine des nouveaux sujets, identifier les parties intéressées potentielles, évaluer les répercussions de ce nouveau sujet sur les normes françaises et les recouvrements avec les normes existantes.
toute demande de nouveau domaine de normalisation pour lequel il n'existe pas de commission doit faire l'objet d'une consultation formelle indiquant le contexte, l'objectif, les parties intéressées potentielles, les liaisons et les documents de base qui pourront être utilisés. Cette consultation est soumise aux comités stratégiques AFNOR qui décident ou non la création d'une commission. Au moment de la consultation, il faut être vigilant sur les parties intéressées potentielles et les liaisons proposées.
l'identification des sujets rentrant dans le champ d'une commission existante est relativement plus facile à l'ISO, qui soumet systématiquement un document écrit, qu’au CEN (résolutions déléguées qui peuvent être prises en réunion). Il faut s'assurer que le sujet relève bien de la commission de normalisation auquel il est proposé et éviter tout automatisme dans la gestion : les périmètres des instances françaises et des comités CEN ou ISO peuvent être différents.
pour permettre aux commissions de se tenir informées et de maîtriser les sujets en cours dans les domaines impactant leurs produits (matériaux, systèmes, normes générales, composants, méthodes d'essai,…), elles identifient les autres commissions avec lesquelles elles souhaitent établir une liaison, et précisent l'objet de la liaison. Les documents diffusés dans le cadre de cette liaison sont clairement identifiés afin d'éviter toute confusion avec les travaux qui sont de la responsabilité de la commission.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à info@unm.fr
Toute la normalisation mécanique sur: http://www.unm.fr