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L’UNM s’inscrit dans la stratégie des comités d'orientation AFNOR
Décembre  2017

Sécurité, fabrication additive, transition énergétique et économie circulaire : autant de thématiques retenues par les comités d'orientation stratégique AFNOR et dans lesquelles l'UNM a collaboré pleinement en 2017.

Sécurité

Sous l'égide des comités stratégiques (CoS) "Santé et sécurité au travail" et "Électrotechnologies", les PME ont été invitées à faire part de leurs besoins sur la prise en compte des exigences de sécurité définies dans les normes. Les identifier est un exercice difficile pour ces entreprises, qu'elles fabriquent ou utilisent des équipements ou des machines. Ces produits relèvent souvent de plusieurs réglementations ou normes de sécurité. L'UNM et AFNOR, en collaboration avec le Cetim, la FIEEC, la FIM et le ministère du Travail ont organisé, le 17 octobre 2017, une matinée d'information pour accompagner ces entreprises dans leur démarche. À partir de questions simples, les intervenants ont démêlé les liens et différences entre réglementation et normalisation, les subtilités de la "nouvelle approche" européenne. Ils ont montré comment aborder la réduction du risque en trois étapes. Le tout en rappelant au fabricant que même lorsqu'il applique des normes harmonisées, il est pleinement tenu d'évaluer l'ensemble des risques de son produit afin de déterminer les exigences essentielles (ou autres exigences) applicables. Ils ont également montré où trouver des informations dans les normes, comment les lire, à qui s'adresser en cas de questions. Un guide pratique issu de cette réunion est en cours de préparation.

La question de la place de l'Homme est prépondérante. Les sujets impactés par la normalisation sont l'accompagnement dans la conception des équipements et des lieux de travail, l'évaluation des risques, la prise en compte des risques émergents et enfin la mise en place d'une prévention efficace et effective. Les applications robotisées collaboratives modifient la donne. Elles se multiplient car elles offrent l'avantage de faire travailler l'homme et le robot à des tâches complémentaires dans un espace de travail partagé. Si la mise en place de tels postes de travail augure de nouvelles perspectives pour l'industrie, elle l'oblige aussi à se poser de nouvelles questions. Afin d'accompagner la réalisation et l'installation des applications collaboratives robotisées, deux initiatives à destination des fabricants utilisateurs et acteurs de la prévention ont vu le jour en 2017 : la publication conjointe FIM, Symop, Cetim et UNM d'une brochure en début d'année et la parution en août 2017 d'un guide de prévention nationale, mis au point par un groupe de travail multipartite sous l'égide du ministère du Travail. Ce dernier document présente le cadre réglementaire et normatif actuel, aborde la démarche de prévention applicable et l'illustre par un cas concret d'application industrielle.

Fabrication additive

Le Groupe d'Impulsion Stratégique AFNOR "Industrie du Futur" (GISIF) concentre son analyse sur les éventuels besoins de normalisation non satisfaits et non traités par ailleurs, parmi les thèmes identifiés, tant par l'Alliance Industrie du Futur que par les Comités stratégiques Ingénierie industrielle, biens d'équipements et matériaux (IBEM), Information et communication numérique (ICN) et électrotechnologies. La fabrication additive, au même titre que les applications robotisées collaboratives, figure parmi les thèmes retenus. Ce mode de fabrication de pièces révolutionne la conception avec ses technologies par ajout de matière. Il ouvre des possibilités d'innovations infinies puisqu'il permet de fabriquer des pièces aux formes complexes à partir d'un fichier numérique. Pour que cette transition soit réussie, il est nécessaire de maîtriser toute la chaîne de production et le cycle de vie des pièces. En complément ou déclinaison des travaux menés aux plans international et européen, les sujets suivants ont été jugés prioritaires : poudres (caractérisation et base de données), définition de pièces types, environnement, fabrication additive pour les équipements sous pression, fabrication additive de dispositifs médicaux, exigences de sécurité.

Transition énergétique et économie circulaire

De leur côté, les comités stratégiques "Environnement et responsabilité sociétale" et "Utilisation rationnelle de l'énergie" se positionnent sur des thématiques transverses : favoriser l'économie circulaire, positionner la normalisation en soutien à la réglementation, développer de nouvelles méthodes de mesure.

L'UNM peut fournir des exemples d'application ; plusieurs normes concernant la consommation énergétique d'équipements sont publiées notamment sur la performance énergétique des bâtiments, les équipements de restauration professionnelle ou les pompes.

Produire des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage notamment des matières premières est la base de l'économie circulaire. "Remanufacturing", revalorisation, réutilisabilité... tous ces nouveaux concepts nécessitent d'être explicités et développés. Le CoS "Environnement et responsabilité sociétale" a élaboré une note permettant aux organismes qui produisent des documents normatifs ou techniques de prendre en compte les finalités de l'économie circulaire. Les commissions UNM suivent attentivement les travaux transverses menés sur le sujet. Pour elles, l'intégration du cycle de vie dans la normalisation des produits et procédés fait déjà partie des composantes étudiées. Au plan européen, des réflexions sont menées et font l'objet de nombreuses initiatives. Enjeu pour les industriels : garder la maîtrise de leurs produits sur le marché.

 

Crédits phtos (de haut en bas) : Newtec - Stéphane Lariven - DR

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