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L'UNM: Bureau de normalisation sectoriel au service de la mécanique et du caoutchouc
Qui sommes nous ?

L'UNM, Union de Normalisation de la Mécanique, est le bureau de normalisation sectoriel du système français de normalisation, dans le domaine de la mécanique et du caoutchouc, travaillant par délégation de l'AFNOR. Agréé par le Ministère chargé de l'Industrie, le Bureau de Normalisation UNM a pour domaine de compétences, les matériels produits et techniques relevant des industries mécanique et transformatrices des métaux et des élastomères (à l'exclusion des pneumatiques), ainsi que le soudage et ses applications.

Association régie par la loi de 1901, l'UNM, dans son domaine de compétence, prépare les normes françaises NF et participe à l'élaboration des normes européennes EN ou internationales ISO donnant accès aux différents marchés concernés. L'opérateur de normalisation UNM est donc, dans ce domaine, le point d'accès des entreprises françaises et des autres acteurs de la normalisation, aux travaux de normalisation européens et internationaux.

L'UNM ne prépare évidemment pas les normes pour ses propres besoins ; elle est au service des acteurs économiques inscrits dans les travaux de ses commissions. En effet, la normalisation est une œuvre collective qui se développe au sein de commissions de normalisation, instances composées d'experts représentant les différents partenaires socio-économiques intéressés par les sujets traités. Les experts apportent, au sein des commissions de normalisation, leurs expériences, leurs attentes, leurs besoins, et contribuent ainsi à l'élaboration de documents normatifs qui leur sont destinés. Le bureau de normalisation ne fait que mettre en œuvre son savoir-faire de la normalisation, la logistique nécessaire, et fait en sorte que les documents normatifs puissent être publiés au bénéfice des experts (industriels, pouvoirs publics, organismes de recherche, de prévention, de certification...).

L'UNM gère un parc de normes d'environ 4000 normes françaises. La publication et la diffusion des normes élaborées à l'UNM est assurée par l'AFNOR. La production de l'UNM est de l'ordre de 250 à 300 normes par an représentant environ 15% de la production annuelle française publiée par l'AFNOR et faisant de l'UNM, l'un des plus gros bureaux de normalisation sectoriels français. La mise à jour et la maintenance du parc de normes sont une priorité majeure de l'UNM : ainsi près de 75% des normes publiées chaque année sont en fait des révisions d'anciennes normes, permettant au parc de normes de la mécanique et du caoutchouc de suivre au mieux l'état de l'art des techniques et des marchés. Chaque année, au moment de son Assemblée Générale, l'UNM publie son rapport d'activités, illustrant précisément les actions conduites au cours de l'année précédente.

Télécharger le Rapport d'activité

L'UNM est solidaire de la stratégie normative française qui vise à constituer la collection de normes françaises prenant en compte les attentes des utilisateurs actuels et potentiels, répondant aux enjeux d'intérêt public, et valorisant le savoir-faire français au plan international.

Télécharger la Stratégie Française de Normalisation

Le but de l'UNM est donc de développer et de promouvoir la normalisation sous toutes ses formes dans le domaine des industries mécaniques et du caoutchouc, principalement en vue :

  • d'améliorer la qualité et la sécurité des matériels et produits fabriqués,
  • de prendre en compte les préoccupations environnementales et sociétales pour optimiser l'empreinte de ces produits et de leurs procédés de production,

et donc de favoriser un développement économique durable des entreprises du secteur.

Le rôle principal de l'UNM est de préparer et exécuter le programme de normalisation demandé par ses mandants en fonction de leur stratégie normative. Sur le plan national, l'UNM doit gérer la préparation des projets de normes au sein de ses commissions de normalisation, à partir des avant-projets fournis par les experts. Sur le plan européen et international, l'UNM doit dégager la position française au sein de la ou des commissions de normalisation puis soutenir les membres de la délégation française. L'UNM apporte régulièrement aux membres de la délégation française, animateurs de groupe de travail ou présidents de comités techniques CEN ou ISO, les informations nécessaires sur les procédures et techniques normatives et sur le contexte dans lequel sont initiés les travaux.

L'UNM est enfin à la disposition de ses clients pour fournir des renseignements sur les normes françaises, étrangères, européennes, internationales sur les domaines de normalisation de son ressort, ainsi que sur les procédures des diverses instances de normalisation. L'UNM poursuit une démarche permanente d'amélioration de la qualité des services rendus, afin d'accroître sa pertinence sur le marché. Un tel objectif implique, entre autres, une meilleure compréhension des besoins des partenaires et une participation accrue de l'industrie, des clients et des autres parties prenantes.

Plus de 30 personnes sont quotidiennement au service des partenaires socio-économiques de la mécanique et du caoutchouc ; les travaux sont gérés au sein de 4 services techniques appelés secteurs ; chaque secteur est en charge d'un domaine technique précis constitué par un certain nombre de commissions de normalisation.

 

 

L'UNM est devenue, en novembre 2003, le premier bureau de normalisation certifié ISO 9001:2000. La démarche qualité a été conduite à l'UNM comme un véritable projet d'entreprise, centré autour de la qualité des prestations offertes, et destiné à accroître la satisfaction de ses clients.
Elle est poursuivie chaque année. La certification ISO 9001:2008 a été confirmée tous les ans depuis 2003.

Historique de l'UNM

Après les balbutiements de la Commission Permanente de Standardisation (1918-1924), la normalisation française en mécanique commence réellement en février 1927 par la création, au sein de la Fédération des industries mécaniques, du CNM, Comité de Normalisation de la Mécanique, véritable ancêtre de l'UNM. Cette création suit de peu celle de l'AFNOR, Association Française de Normalisation, et de l'ISA, International Standard Association, ancêtre de l'ISO, en 1926.

Le CNM anime au début de ses activités 5 commissions de normalisation sur filetages et rivets, dessins techniques, ajustages, tuyauteries, éléments de machines-outils.

En 1977, pour répondre aux besoins croissants de la mécanique en matière de normes, la Fédération des Industries Mécaniques (FIM), et le Centre Technique des Industries Mécaniques (CETIM), créent l'UNM, Union de Normalisation de la Mécanique, association régie par la loi de 1901, qui prend la suite du CNM.

Dans le cadre du décret du 26 janvier 1984, l'UNM a été agréée par le ministère de l'industrie comme bureau de normalisation de la mécanique.

En 2002, les instances dirigeantes de l'UNM, du SNCP (Syndicat national du Caoutchouc et des Polymères) ainsi que celles du système normatif (Pouvoirs publics tutelle de la normalisation et conseil d'administration de l'AFNOR) étendent le champ d'action de l'UNM en ajoutant la normalisation pour le compte de l'industrie du caoutchouc.

En 2006, dans une démarche similaire conduite avec l'Institut de Soudure, l'UNM intègre la normalisation du soudage, auparavant assurée par le Comité de Normalisation du Soudage, CNS, un département interne de l'Institut de Soudure.

Le domaine d'agrément ministériel de l'UNM a ainsi évolué au fil du temps pour devenir : « les matériels produits et techniques relevant des industries mécanique et transformatrices des métaux et des élastomères (à l'exclusion des pneumatiques), ainsi que le soudage et ses applications ».

Le décret 2009-697, publié en juin 2009, a reprécisé le cadre réglementaire de la normalisation. L'agrément de chaque bureau de normalisation sectoriel a désormais une durée maximale de 3 années et son renouvellement est conditionné par une évaluation de l'activité du bureau de normalisation. Celle-ci est conduite par le Comité d'Audit et d'Evaluation de l'AFNOR sur la base du référentiel constitué par la norme NF X 50-088. Cette évaluation doit être jugée positive par le Délégué Interministériel aux Normes et le SQUALPI, service du ministère de l'industrie, tutelle administrative de la normalisation pour que l'agrément du bureau soit renouvelé.

L'agrément ministériel de l'UNM a été renouvelé jusqu'au 01/01/2018.

L'évolution des normes de la Mécanique

L'objectif des premières normes développées au CNM a été la standardisation, c'est-à-dire la réduction de la variété, source d'économies d'échelle et l'interchangeabilité dimensionnelles (pour les filetages notamment).

Outre les caractéristiques dimensionnelles sont apparues d'autres caractéristiques telles que l'aptitude à assurer une fonction (par exemple la résistance mécanique) vers 1960, puis des caractéristiques plus complexes telles que la sécurité des machines à la fin des années 1970, la notion d'aptitude des machines à réaliser des pièces dans un intervalle de tolérance défini pour une caractéristique donnée, et aujourd'hui les questions liées à l'environnement et à l'efficacité énergétique.

Dès l'origine, la mécanique a reconnu le caractère international de son action de normalisation et a activement œuvré dans les instances qui se mettaient en place (ISA en 1926 puis ISO, Organisation internationale de normalisation, en 1947). Ainsi, la 1ère norme ISO publiée concerne la mécanique : ISO 1, Température de référence pour les mesures industrielles de longueur.

La normalisation européenne, qui s'est développée au début des années 1960, n'a pas exercé à cette époque de véritable attrait pour la mécanique, du fait de l'antériorité des travaux internationaux. Il a fallu attendre l'acte unique européen et la "nouvelle approche", instituée en 1985, pour donner l'impulsion à un vaste programme européen de normes, qui constituent un outil important de l'harmonisation technique européenne.

La normalisation en mécanique est ainsi une activité vivante qui s'efforce de répondre au mieux aux besoins de l'industrie et de ses partenaires, prête à se remettre en question en permanence, tout en conservant les grands principes qui l'ont fondée et qui s'avèrent toujours d'actualité.

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