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Fixations
Avril  2019

Une nouvelle norme a été créée afin d'en finir avec les certificats matières appliqués de façon plus ou moins appropriée aux fixations. A l'origine, une initiative française qui a été ensuite proposée au niveau international.

Un groupe de travail spécifique, composé de fabricants et distributeurs spécialistes des fixations de l'organisation professionnelle ARTEMA(1) , a développé complètement les bases de la nouvelle norme NF EN ISO 16228 dédiée aux fixations sur la base de l'EN 10204 (elle-même équivalente à l'ISO 10474) qui s'adresse en premier lieu aux produits sidérurgiques.

La France a agi en qualité de chef de projet. Patiemment, elle a convaincu ses partenaires étrangers qu'il était nécessaire de sortir de la logique floue des documents trop généraux.

Dans cette nouvelle norme, la cohérence avec les certificats matière a été conservée, tant dans les définitions que dans les noms des documents de contrôle F2.1, F2.2, F3.1 et F3.2 (F comme Fixations) qui reprennent les certificats bien connus 2.1, 2.2, 3.1 et 3.2 des matériaux. En revanche, les exigences minimales et pertinentes ont été fixées de façon précise pour chaque type de document et chaque type de fixation, ainsi que les possibilités et obligations des acteurs de la chaîne de valeur :

  • le fournisseur de matières premières, non limitées aux aciers mais, incluant tous les matériaux qui peuvent composer des fixations y compris les plastiques,
  • le fabricant, qui doit s'assurer de la traçabilité du document de contrôle par rapport au lot fabriqué et peut inclure des résultats de contrôle en cours de fabrication ou issus d'une inspection finale,
  • le distributeur, qui peut aussi générer sous certaines conditions un document de contrôle à partir des éléments fournis par les acteurs précédents et y ajouter, le cas échéant, des résultats de ses propres contrôles spécifiques,
  • enfin le client, qui doit préciser à la commande non seulement le type de document de contrôle souhaité, mais aussi les essais physiques, mécaniques, fonctionnels et/ou les contrôles dimensionnels optionnels qu'il souhaite.

L'objectif de cette norme est de faciliter la traçabilité et la transparence grâce notamment à des codes identifiant la ou les entité(s) ayant réalisé le contrôle et sa sous-traitance éventuelle à un tiers. Les méthodes de transcription des résultats, les responsabilités des valideurs et les possibilités d'amendements aux documents existants sont également prévues par la norme.

Enfin, le système de codification alphanumérique emprunté à l'EN 10168 a également été transcrit pour les fixations dans une annexe informative. Des exemples de documents de contrôle ont été intégrés en tant que support didactique.

 

(1) ARTEMA est le syndicat des industriels de la mécatronique (www.artema.org)

Crédit photo : ARTEMA

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